Les funérailles chrétiennes

Les funérailles chrétiennes ne sont pas un sacrement, mais la célébration liturgique par laquelle l'Église confie un défunt à Dieu, prie pour lui et console les vivants dans l'espérance de la résurrection. Sens, rite, prière pour les morts et droit de l'Église.

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Les funérailles chrétiennes sont la célébration liturgique par laquelle l'Église accompagne un défunt vers Dieu, confie son âme à la miséricorde du Père, honore son corps appelé à ressusciter, et console les vivants dans l'espérance de la résurrection[1]. Contrairement à une idée répandue, elles ne sont pas un sacrement : l'Église n'en compte que sept, et les funérailles n'en font pas partie[2]. Elles sont une liturgie des défunts, faite de sacramentaux — bénédictions, aspersion d'eau bénite, encensement — qui entourent ce qui en est le cœur, le Sacrifice eucharistique[3].

Leur sens profond tient en une image : la mort chrétienne est une Pâque, un passage. Le jour de la mort inaugure pour le baptisé « l'achèvement de sa nouvelle naissance commencée au Baptême », et son entrée dans le festin du Royaume qu'annonçait l'Eucharistie[4]. C'est pourquoi la liturgie funèbre n'est pas d'abord un rite de tristesse, mais une profession d'espérance : « J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir »[5].

Le rite actuel, l'Ordo exsequiarum promulgué le 15 août 1969 à la demande du concile Vatican II, propose trois formes de célébration selon les lieux (la maison, l'église, le cimetière) et quatre moments principaux : l'accueil, la Liturgie de la Parole, le Sacrifice eucharistique et l'adieu[6]. À ce rite s'ajoutent un droit précis (qui a droit aux funérailles, où elles se célèbrent, à qui elles peuvent être refusées : cann. 1176-1185) et une pratique immémoriale : la prière pour les morts, fondée dans l'Écriture et liée aux dogmes du purgatoire et de la communion des saints.

Cet article présente les funérailles telles que l'Église les croit et les célèbre : leur nature liturgique, le sens chrétien de la mort, le déroulement du rite, la prière pour les défunts, le droit qui les encadre, et la question de la crémation.

Les funérailles sont-elles un sacrement ?

La question n'est pas oiseuse : beaucoup de fidèles classent spontanément l'« enterrement religieux » parmi les grands rites de la vie chrétienne, au même rang que le baptême ou le mariage. La réponse de l'Église est nette : les funérailles sont une célébration liturgique majeure, mais non un sacrement.

Une liturgie, non un huitième sacrement

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Les sacrements sont au nombre de sept, institués par le Christ et signes efficaces de la grâce : baptême, confirmation, Eucharistie, pénitence, onction des malades, ordre, mariage. Les funérailles n'en font pas partie. Le Catéchisme de l'Église catholique est explicite :

« Les funérailles chrétiennes sont une célébration liturgique de l'Église. Le ministère de l'Église vise ici à exprimer la communion efficace avec le défunt, à y faire participer la communauté rassemblée pour les obsèques et à lui annoncer la vie éternelle. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1684[7]

La distinction est importante pour comprendre ce qui se passe lors d'obsèques catholiques. Le Catéchisme décrit la double réalité de la liturgie funèbre :

« Cette offrande est pleinement célébrée par le Sacrifice eucharistique ; les bénédictions qui précèdent et qui suivent sont des sacramentaux. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1683[8]

Autrement dit, le centre des funérailles, quand elles ont lieu à l'église, est la messe — un sacrement, celui de l'Eucharistie, offert pour le défunt. Tout ce qui l'entoure (l'accueil du corps, l'aspersion, l'encensement, les oraisons, l'adieu au cimetière) relève des sacramentaux : des signes sacrés institués par l'Église, qui préparent à recevoir la grâce et sanctifient les circonstances de la vie, sans avoir l'efficacité propre des sacrements.

Le couronnement d'une vie sacramentelle

Si les funérailles ne sont pas un sacrement, elles sont pourtant le terme d'une vie sacramentelle entière. Le Catéchisme relit le jour de la mort à la lumière de tous les sacrements reçus :

« Le jour de la mort inaugure pour le chrétien, au terme de sa vie sacramentelle, l'achèvement de sa nouvelle naissance commencée au Baptême, la "ressemblance" définitive à "l'image du Fils" conférée par l'Onction de l'Esprit Saint, et la participation au Festin du Royaume qui était anticipée dans l'Eucharistie. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1682[9]

La mort vient ainsi sceller ce que les sacrements avaient inauguré : le baptême qui a fait renaître, la confirmation qui a fortifié, l'Eucharistie qui a nourri, la pénitence qui a relevé, l'onction des malades qui a préparé le passage. Les funérailles sont le geste maternel par lequel l'Église « accompagne [le chrétien] au terme de son cheminement pour le remettre entre les mains du Père »[10].

Obsèques, funérailles, exsequiae : les mots

Le vocabulaire mérite d'être clarifié. Le terme « obsèques » vient du latin obsequium, « service rendu, déférence » : c'est le service religieux et social que l'on rend au défunt. Le mot « funérailles » dérive de funus (les rites funèbres). Le titre officiel du livre liturgique est l'Ordo exsequiarum, l'« Ordre des funérailles » : exsequiae désigne en latin le cortège qui « suit » (ex-sequi) le défunt jusqu'à sa sépulture. Le mot dit déjà l'essentiel : les funérailles sont un accompagnement, une démarche de tout le peuple chrétien qui suit l'un des siens jusqu'au seuil de l'éternité.

Le sens chrétien de la mort : la dernière Pâque

Avant d'être un rite, les funérailles sont une manière de regarder la mort. Toute la liturgie funèbre découle d'une conviction : pour le chrétien, mourir n'est pas disparaître, mais passer. C'est le Mystère pascal — la mort et la résurrection du Christ — qui éclaire et transforme la mort de chaque baptisé.

Mourir dans le Christ

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« Le sens chrétien de la mort est révélé dans la lumière du Mystère pascal de la mort et de la résurrection du Christ, en qui repose notre unique espérance. Le chrétien qui meurt dans le Christ Jésus "quitte ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur". » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1681 (citant 2 Co 5, 8)[11]

La mort cesse alors d'être une fin absurde. Elle devient une naissance : le terme du pèlerinage terrestre et l'entrée dans la Vie. C'est pourquoi la tradition chrétienne appelle parfois le jour de la mort d'un saint son dies natalis, son « jour de naissance » au Ciel. La liturgie funèbre tient ensemble, sans les opposer, la douleur réelle de la séparation et la joie de l'espérance.

« Ne pas être abattus comme ceux qui n'ont pas d'espérance »

Cette espérance n'abolit pas le chagrin, mais elle le transfigure. Saint Paul l'a dit aux premiers chrétiens de Thessalonique, troublés par la mort de leurs proches :

« Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l'ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n'ont pas d'espérance. » — Saint Paul, 1 Thessaloniciens 4, 13[12]

Le chrétien pleure ses morts — le Christ lui-même a pleuré devant le tombeau de son ami Lazare. Mais il ne pleure pas « comme ceux qui n'ont pas d'espérance ». C'est exactement la consolation que la liturgie funèbre vient apporter à l'assemblée : non un déni de la mort, mais l'annonce que la mort a été vaincue.

« Je suis la résurrection et la vie »

Au cœur de cette espérance, il y a la parole du Christ à Marthe, sœur de Lazare, devenue l'une des grandes péricopes proclamées aux funérailles :

« Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » — Jésus, Évangile selon saint Jean 11, 25-26[13]

La foi en la résurrection n'est pas un optimisme vague : elle est attachée à une personne, le Christ ressuscité, « prémices de ceux qui se sont endormis ». C'est pourquoi l'Église, dans la mort de chacun de ses enfants, ne célèbre pas la disparition mais le passage vers Celui qui est la Vie.

Le grain semé en terre

Le corps lui-même n'est pas méprisé. Le christianisme n'est pas une religion qui se réjouirait de quitter la chair : il croit à la résurrection des corps. Le Catéchisme reprend l'image paulinienne du grain :

« [L'Église] dépose en terre, dans l'espérance, le germe du corps qui ressuscitera dans la gloire. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1683 (citant 1 Co 15, 42-44)[14]

Saint Paul l'avait écrit aux Corinthiens : « On est semé corruptible, on ressuscite incorruptible… on est semé corps animal, on ressuscite corps spirituel »[15]. C'est cette foi qui explique le respect dû au corps du défunt — porté, encensé, aspergé d'eau bénite, déposé en terre comme une semence — et qui fonde la préférence traditionnelle de l'Église pour l'inhumation plutôt que la crémation.

La célébration des funérailles : le rite romain

Le rite des funérailles catholiques a été profondément rénové après le concile Vatican II. Comprendre les obsèques d'aujourd'hui suppose de connaître cette réforme et la structure qu'elle a fixée.

La réforme voulue par Vatican II

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La constitution sur la liturgie Sacrosanctum concilium (4 décembre 1963) a demandé une révision du rite funèbre, pour qu'il dise mieux l'espérance pascale :

« Le rite des funérailles devra exprimer de façon plus claire le caractère pascal de la mort chrétienne, et devra répondre mieux aux situations et aux traditions de chaque région, même en ce qui concerne la couleur liturgique. » — Concile Vatican II, Sacrosanctum concilium, n° 81, 4 décembre 1963[16]

Le concile demandait aussi qu'on révise spécialement « le rite de l'ensevelissement des tout-petits », en le dotant d'une messe propre[17]. De cette demande est né l'Ordo exsequiarum, promulgué le 15 août 1969 par la Congrégation pour le culte divin, sous l'autorité du pape Paul VI[18]. C'est ce livre liturgique qui régit aujourd'hui les funérailles dans le rite romain.

Trois formes selon les trois lieux

L'Ordo exsequiarum ne fige pas un déroulement unique. Il propose trois types de célébration, correspondant aux trois lieux où elle peut se dérouler, selon les coutumes locales, la culture et la piété populaire[19]. Le tableau ci-dessous récapitule ces trois formes et leur logique.

FormeLieux du déroulementLogique pastorale
Première formeMaison du défunt → église → cimetièreForme la plus complète : la communauté accompagne le corps en trois stations, avec messe à l'église
Deuxième formeÉglise (ou chapelle du cimetière) → cimetièreDeux stations ; usuelle dans de nombreuses paroisses
Troisième formeMaison du défunt → cimetièreSans station à l'église ; là où le prêtre est rare, la célébration peut être conduite par un diacre ou un laïc délégué

Cette souplesse n'est pas une dilution : elle permet à l'Église d'accompagner réellement les familles selon les circonstances — éloignement des églises, manque de prêtres, traditions régionales —, tout en gardant intacte la structure spirituelle de la célébration.

Les quatre moments des funérailles

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Quel que soit le lieu, le déroulement comprend quatre moments principaux, communs à toutes les traditions liturgiques[20].

L'accueil de la communauté

« Une salutation de foi ouvre la célébration. Les proches du défunt sont accueillis par une parole de "consolation" (au sens du Nouveau Testament : la force de l'Esprit Saint dans l'espérance). » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1687[21]

L'accueil n'est pas une formalité. La mort d'un membre de la communauté — comme le jour anniversaire, ou le septième et le trentième jour après le décès — « doit faire dépasser les perspectives de ce monde-ci et attirer les fidèles dans les véritables perspectives de la foi au Christ ressuscité »[22]. Le célébrant accueille le corps, souvent à la porte de l'église, l'asperge d'eau bénite (rappel du baptême) et le recouvre parfois d'un drap mortuaire blanc, signe du vêtement baptismal.

La Liturgie de la Parole

La proclamation de l'Écriture occupe une place centrale, d'autant plus délicate que l'assemblée des funérailles comprend souvent des personnes éloignées de la foi. Le Catéchisme est précis sur l'homélie :

« L'homélie, en particulier, doit "éviter le genre littéraire de l'éloge funèbre" et illuminer le mystère de la mort chrétienne dans la lumière du Christ ressuscité. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1688 (citant Ordo exsequiarum, n° 41)[23]

Cette consigne est souvent mal comprise. L'Église ne refuse pas qu'on rende grâce pour la vie d'un défunt ; elle refuse que l'homélie se réduise à un panégyrique qui ferait oublier le Christ. Le prêtre n'est pas là pour « canoniser » le défunt ni pour faire son éloge mondain, mais pour annoncer l'Évangile de la résurrection et inviter à prier pour le défunt.

Le Sacrifice eucharistique, cœur des funérailles

« Lorsque la célébration a lieu dans l'église, l'Eucharistie est le cœur de la réalité pascale de la mort chrétienne. C'est alors que l'Église exprime sa communion efficace avec le défunt : offrant au Père, dans l'Esprit Saint, le sacrifice de la mort et de la résurrection du Christ, elle lui demande que son enfant soit purifié de ses péchés et de ses conséquences et qu'il soit admis à la plénitude pascale de la table du Royaume. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1689[24]

C'est ici que se comprend la nature des funérailles : leur sommet n'est pas un discours ni un rite propre, mais la messe offerte pour le défunt — la messe de Requiem, ainsi nommée d'après l'antienne d'ouverture « Requiem æternam dona eis, Domine » (« Donne-leur, Seigneur, le repos éternel »). En communiant au Corps du Christ dont le défunt est « membre vivant », la communauté apprend à « vivre en communion avec celui qui s'est endormi dans le Seigneur » et à prier pour lui[25].

L'adieu, ou « recommandation à Dieu »

Le dernier moment est l'adieu — au sens fort de « à-Dieu », remise du défunt entre les mains de Dieu :

« L'adieu au défunt est sa "recommandation à Dieu" par l'Église. C'est le dernier adieu par lequel la communauté chrétienne salue un de ses membres avant que son corps ne soit porté à sa tombe. » — Catéchisme de l'Église catholique, § 1690 (citant Ordo exsequiarum, n° 10)[26]

Le Catéchisme cite ici un texte magnifique de la tradition byzantine, qui dit que ce salut final n'est pas une séparation définitive mais l'annonce d'une réunion :

« On chante pour son départ de cette vie et pour sa séparation, mais aussi parce qu'il y a une communion et une réunion. En effet, morts, nous ne sommes nullement séparés les uns des autres, car tous nous parcourons le même chemin et nous nous retrouverons dans le même lieu. Nous ne serons jamais séparés, car nous vivons pour le Christ, et maintenant nous sommes unis au Christ. » — Saint Syméon de Thessalonique, De ordine sepulturæ[27]

Les chants et les oraisons

Antienne In paradisum, transcription grégorienne de GregoBase. Wikimedia Commons, CC0.

La liturgie funèbre romaine a déployé au fil des siècles un répertoire d'une grande beauté, où chaque chant porte une part de la foi. Trois pièces sont particulièrement caractéristiques. Le psaume 130 (De profundis), « Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur », est le grand psaume de supplication pour les défunts. Le répons Subvenite appelle les saints et les anges au-devant de l'âme : « Venez à son aide, saints de Dieu ; accourez à sa rencontre, anges du Seigneur. » Mais la plus célèbre est sans doute l'antienne chantée au moment où le cortège quitte l'église :

« Que les anges te conduisent au paradis ; que les martyrs t'accueillent à ton arrivée, et t'introduisent dans la Jérusalem du ciel. Que le chœur des anges te reçoive, et qu'avec Lazare, jadis pauvre, tu jouisses du repos éternel. » — Antienne In paradisum, liturgie des funérailles[28]

Cette antienne — mise en musique par Fauré et Duruflé dans leurs Requiem — résume tout l'esprit des funérailles chrétiennes : non un adieu désespéré, mais une prière d'escorte qui confie le défunt aux anges et aux saints pour le voyage vers Dieu.

Les couleurs liturgiques

La couleur des ornements lors des funérailles a varié selon les époques et les régions. Le noir a longtemps dominé en Occident, exprimant le deuil et la pénitence. Le violet marque l'attente et la supplication. Après Vatican II, le blanc — couleur de la résurrection et de l'espérance pascale — a été largement adopté, conformément au vœu du concile que le rite réponde « aux situations et aux traditions de chaque région, même en ce qui concerne la couleur liturgique »[29]. Les trois couleurs restent légitimes : elles disent, chacune à sa manière, une facette du mystère — le deuil, la prière, l'espérance.

De la prière apostolique au rite réformé

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La manière de célébrer les funérailles a évolué, mais la prière pour les morts est aussi ancienne que l'Église. La frise suivante en retrace les grandes étapes, depuis les inscriptions des catacombes jusqu'aux dernières précisions de Rome.

  1. IIᵉ siècle av. J.-C.
    Le témoignage des Maccabées

    Judas Maccabée fait offrir un sacrifice d'expiation pour ses soldats morts, « afin que les morts soient délivrés de leurs péchés » (2 M 12, 46) : l'Écriture atteste déjà la prière pour les défunts.

  2. IIᵉ-IVᵉ siècles
    Catacombes et Pères de l'Église

    Les inscriptions funéraires chrétiennes de Rome demandent la paix et le rafraîchissement (refrigerium) pour les défunts. Tertullien, saint Cyprien et saint Augustin témoignent de l'offrande de la messe pour les morts.

  3. 387
    La mort de sainte Monique

    Mourant à Ostie, la mère de saint Augustin demande à ses fils non un beau tombeau, mais qu'on se souvienne d'elle « à l'autel du Seigneur » (Confessions IX, 11) : témoignage classique de la prière eucharistique pour les défunts.

  4. Moyen Âge
    Les sacramentaires et la messe de Requiem

    Les livres liturgiques fixent la Missa pro defunctis ; la séquence Dies iræ et l'office des morts structurent la prière de l'Église pour les défunts.

  5. 3 décembre 1563
    Le concile de Trente : le purgatoire et les suffrages

    Face aux réformateurs, le concile réaffirme qu'il existe un purgatoire et que les âmes qui y sont retenues « sont aidées par les suffrages des fidèles, et surtout par le sacrifice de l'autel » (DS 1820).

  6. 4 décembre 1963
    Vatican II : Sacrosanctum concilium

    Le concile demande que le rite des funérailles exprime plus clairement le caractère pascal de la mort chrétienne (SC 81) et qu'on révise le rite des funérailles d'enfants (SC 82).

  7. 15 août 1969
    L'Ordo exsequiarum de Paul VI

    La Congrégation pour le culte divin promulgue le nouveau rite des funérailles : trois formes selon les lieux, quatre moments, primauté donnée à l'espérance pascale.

  8. 15 août 2016
    L'instruction Ad resurgendum cum Christo

    La Congrégation pour la doctrine de la foi rappelle la préférence pour l'inhumation, encadre la crémation et interdit la dispersion ou la conservation domestique des cendres.

Pourquoi prier pour les morts ?

Au-delà du rite, l'acte le plus caractéristique des funérailles catholiques est la prière pour le défunt. Là où d'autres traditions célèbrent surtout le souvenir, l'Église intercède : elle demande à Dieu de purifier l'âme et de l'admettre à la gloire. Cette prière repose sur l'Écriture, sur un dogme et sur un mystère de communion.

Le fondement biblique : le sacrifice pour les morts

Le texte le plus explicite se trouve au second livre des Maccabées. Après une bataille, Judas Maccabée découvre que des soldats tués portaient des objets idolâtriques ; il fait une collecte et envoie de l'argent à Jérusalem pour qu'on offre un sacrifice d'expiation :

« Car, s'il n'avait pas espéré que ceux qui avaient succombé ressusciteraient, la prière pour les morts était superflue et absurde. […] Voilà pourquoi il fit ce sacrifice d'expiation, afin que les morts soient délivrés de leurs péchés. » — 2 Maccabées 12, 44-46[30]

Ce passage est capital : il atteste, dès l'Ancien Testament, que prier et offrir un sacrifice pour les morts est « une pensée religieuse et sainte »[31]. C'est sur cette base, confirmée par la pratique de l'Église primitive, que repose la prière catholique pour les défunts.

Le purgatoire et les suffrages

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Pourquoi prier pour quelqu'un qui est déjà mort ? Parce qu'une âme peut avoir besoin d'une ultime purification avant d'entrer dans la pleine communion de Dieu. C'est la doctrine du purgatoire, solennellement réaffirmée par le concile de Trente :

« L'Église catholique, instruite par l'Esprit Saint, à partir de la sainte Écriture et de la tradition ancienne des Pères, a enseigné… qu'il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les suffrages des fidèles, et surtout par le sacrifice de l'autel si agréable à Dieu. » — Concile de Trente, décret sur le purgatoire, 3 décembre 1563[32]

Les suffrages sont les secours spirituels que les vivants offrent aux défunts. Le Catéchisme en dresse la liste, en s'appuyant précisément sur le texte des Maccabées : « Dès les premiers temps, l'Église a honoré la mémoire des défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice eucharistique… L'Église recommande aussi les aumônes, les indulgences et les œuvres de pénitence en faveur des défunts. »[33] La messe vient donc au premier chef, suivie de la prière, de l'aumône, des œuvres de pénitence et des indulgences applicables aux âmes du purgatoire. Loin d'être une superstition, comme le craignaient les réformateurs, c'est l'expression la plus concrète de la charité : aimer un défunt, c'est continuer à l'aider. Saint Jean Chrysostome l'exhortait déjà au IVᵉ siècle :

« Portons-leur secours et faisons leur commémoraison. […] N'hésitons pas à porter secours à ceux qui sont partis et à offrir nos prières pour eux. » — Saint Jean Chrysostome, Homélies sur la 1ʳᵉ lettre aux Corinthiens, 41, 5[34]

La communion des saints

Cette prière n'aurait aucun sens si la mort coupait tout lien. Mais le chrétien professe la communion des saints : l'Église du Ciel (les bienheureux), l'Église du purgatoire (les âmes en voie de purification) et l'Église de la terre (les vivants) forment un seul Corps, le Corps du Christ, où la charité circule au-delà de la mort. Les vivants prient pour les défunts du purgatoire ; les saintes âmes et les bienheureux intercèdent pour les vivants. Les funérailles sont précisément le moment où cette communion devient visible : l'assemblée tout entière se range autour du défunt pour l'escorter de sa prière.

Qui a droit aux funérailles chrétiennes ?

Le Code de droit canonique de 1983 consacre aux funérailles ses canons 1176 à 1185. Loin d'être une matière purement juridique, ces canons disent qui peut bénéficier de ce dernier service de l'Église, où il se célèbre, et dans quels cas il doit être refusé.

Un droit du fidèle défunt

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Le principe est généreux : tout fidèle a droit aux funérailles.

« Les funérailles ecclésiastiques, par lesquelles l'Église procure aux défunts le secours spirituel et honore leur corps en même temps qu'elle apporte aux vivants le réconfort de l'espérance, doivent être célébrées selon les lois liturgiques. » — Code de droit canonique (1983), can. 1176, § 1-2[35]

La formule condense toute la théologie : les funérailles procurent un secours spirituel au défunt (la prière, le sacrifice), honorent son corps (appelé à ressusciter) et réconfortent les vivants dans l'espérance. Le droit précise même que ce droit s'étend aux catéchumènes, « à considérer comme des fidèles » en matière de funérailles[36].

Où se célèbrent les funérailles ?

Le principe est celui de la paroisse du défunt :

« Pour tout fidèle défunt, les funérailles doivent généralement être célébrées dans l'église de sa propre paroisse. » — Code de droit canonique (1983), can. 1177, § 1[37]

Le fidèle, ou les responsables des funérailles, peuvent toutefois choisir une autre église avec l'accord du recteur et en informant le curé propre du défunt. Cette règle, d'apparence administrative, exprime une réalité spirituelle : on est enterré là où l'on a été baptisé, nourri de l'Eucharistie, inséré dans une communauté concrète.

Le cas des enfants morts sans baptême

La mort d'un enfant avant le baptême a longtemps tourmenté les familles. Le droit actuel ouvre une porte d'espérance :

« L'Ordinaire du lieu peut permettre d'accorder les funérailles ecclésiastiques aux petits enfants que leurs parents avaient l'intention de faire baptiser, mais qui sont morts avant le baptême. » — Code de droit canonique (1983), can. 1183, § 2[38]

Cette disposition rejoint l'espérance que le Catéchisme exprime au sujet de ces enfants : l'Église les confie à la miséricorde de Dieu, « qui veut que tous les hommes soient sauvés », et permet de les entourer d'une célébration liturgique. C'est aussi pour eux que Vatican II avait demandé un rite propre des funérailles d'enfants[39].

À qui les funérailles peuvent-elles être refusées ?

Le canon 1184 prévoit, à titre exceptionnel, des cas de refus — toujours « à moins qu'ils n'aient donné quelque signe de pénitence avant leur mort » :

« Doivent être privés des funérailles ecclésiastiques, à moins qu'ils n'aient donné quelque signe de pénitence avant leur mort : 1° les apostats, hérétiques et schismatiques notoires ; 2° les personnes qui auraient choisi l'incinération de leur propre corps pour des raisons contraires à la foi chrétienne ; 3° les autres pécheurs manifestes, auxquels les funérailles ecclésiastiques ne peuvent être accordées sans scandale public des fidèles. » — Code de droit canonique (1983), can. 1184, § 1[40]

Deux remarques s'imposent. D'abord, ces refus sont rares et encadrés : ils visent le scandale public, non le jugement de l'âme, qui appartient à Dieu seul. En cas de doute, « l'Ordinaire du lieu sera consulté, et l'on s'en tiendra à son jugement »[41]. Ensuite, l'évolution pastorale récente — notamment au sujet des personnes ayant mis fin à leurs jours — insiste sur la présomption de miséricorde : la fragilité psychique, la souffrance, l'absence de pleine responsabilité conduisent presque toujours à accorder les funérailles et à entourer la famille.

Les funérailles et la crémation

La question de la crémation mérite une mention, car elle touche directement la manière dont l'Église traite le corps du défunt. Elle fait l'objet d'un article dédié ; on en rappelle ici seulement l'essentiel.

Longtemps interdite en Occident — parce qu'elle était souvent revendiquée comme une négation matérialiste de la résurrection —, la crémation a été admise par l'Église à partir de l'instruction Piam et constantem du Saint-Office (1963), dès lors qu'elle n'est pas choisie pour des motifs contraires à la foi[42]. Le droit actuel reprend cette position :

« L'Église recommande vivement que soit conservée la pieuse coutume d'ensevelir les corps des défunts ; cependant elle n'interdit pas l'incinération, à moins que celle-ci n'ait été choisie pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne. » — Code de droit canonique (1983), can. 1176, § 3[43]

En 2016, l'instruction Ad resurgendum cum Christo de la Congrégation pour la doctrine de la foi a précisé la pratique : l'inhumation reste préférée car elle exprime mieux la foi en la résurrection ; en cas de crémation, les cendres doivent être conservées dans un lieu sacré (cimetière, columbarium), et non dispersées dans la nature, partagées entre proches ou gardées à domicile[44]. L'Église maintient ainsi, à travers le sort réservé au corps, sa profession de foi : ce corps est « le germe du corps qui ressuscitera dans la gloire ».

La pastorale du deuil et l'espérance

Les funérailles ne s'achèvent pas à la sortie du cimetière. Elles ouvrent un temps du deuil que l'Église accompagne, et inscrivent le défunt dans la mémoire priante de la communauté.

Consoler, au sens du Nouveau Testament

La première mission pastorale des funérailles est la consolation — non au sens d'un réconfort psychologique, mais au sens fort que lui donne saint Paul : « Réconfortez-vous donc les uns les autres »[45], par l'annonce de la résurrection. Toute la liturgie funèbre est tournée vers les vivants autant que vers les morts : elle apprend à pleurer dans l'espérance, et à transformer la douleur en prière.

Le souvenir des défunts

L'Église entretient la mémoire des morts par des rendez-vous réguliers : la messe du septième et du trentième jour, la messe anniversaire, et surtout les deux grandes fêtes de novembre — la Toussaint (1ᵉʳ novembre), qui célèbre tous les bienheureux du Ciel, et la Commémoration de tous les fidèles défunts (2 novembre, le « jour des morts »), où toute l'Église prie pour les âmes du purgatoire. Le mois de novembre tout entier est traditionnellement consacré à la prière pour les défunts.

« Souviens-toi de moi à l'autel du Seigneur »

Ary Scheffer, Saint Augustin et Sainte Monique, 1845, Musée national de Varsovie. Wikimedia Commons, domaine public.

Aucun témoignage ne dit mieux le cœur des funérailles chrétiennes que celui de sainte Monique, mère de saint Augustin. Mourant loin de son pays, à Ostie, elle se montra indifférente au lieu de sa sépulture, mais ardente sur un seul point :

« Enterrez ce corps n'importe où ! Ne vous troublez pour lui d'aucun souci ! Tout ce que je vous demande, c'est de vous souvenir de moi à l'autel du Seigneur, où que vous soyez. » — Sainte Monique, rapportée par saint Augustin, Confessions, livre IX, ch. 11[46]

Et comme on s'étonnait qu'elle ne craignît pas de mourir si loin des siens, elle répondit : « Rien n'est loin pour Dieu, et il n'y a pas à craindre qu'il ne sache où me retrouver à la fin du monde pour me ressusciter. »[47] Tout y est : le détachement à l'égard du corps et du tombeau, la foi en la résurrection, et la conviction que le plus grand service qu'on puisse rendre à un défunt n'est pas un beau monument, mais une place dans la prière de l'Église, à l'autel — c'est-à-dire à la messe. Les funérailles chrétiennes ne sont rien d'autre que cela : porter un frère, une fois encore, jusqu'à l'autel du Seigneur.

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Catéchisme de l'Église catholique, § 1684 (les funérailles, célébration liturgique de l'Église : communion avec le défunt, participation de la communauté, annonce de la vie éternelle).

    1
  2. Catéchisme de l'Église catholique, § 1684 ; cf. § 1113 et § 1210 sur le nombre de sept sacrements. Les funérailles relèvent des sacramentaux et de la liturgie des défunts, non des sacrements.

    2
  3. Catéchisme de l'Église catholique, § 1683 : « Cette offrande est pleinement célébrée par le Sacrifice eucharistique ; les bénédictions qui précèdent et qui suivent sont des sacramentaux. »

    3
  4. Catéchisme de l'Église catholique, § 1682.

    4
  5. Catéchisme de l'Église catholique, § 1680 (citant le Symbole de Nicée-Constantinople).

    5
  6. Catéchisme de l'Église catholique, § 1686 : l'Ordo exsequiarum propose trois types de célébration correspondant aux trois lieux (la maison, l'église, le cimetière).

    6 19
  7. Catéchisme de l'Église catholique, § 1684.

    7
  8. Catéchisme de l'Église catholique, § 1683.

    8
  9. Catéchisme de l'Église catholique, § 1682.

    9
  10. Catéchisme de l'Église catholique, § 1683 : l'Église « l'accompagne au terme de son cheminement pour le remettre entre les mains du Père ».

    10
  11. Catéchisme de l'Église catholique, § 1681, citant 2 Co 5, 8.

    11
  12. Saint Paul, 1ʳᵉ lettre aux Thessaloniciens 4, 13 (traduction liturgique AELF).

    12
  13. Évangile selon saint Jean 11, 25-26 (traduction liturgique AELF) — parole du Christ à Marthe.

    13
  14. Catéchisme de l'Église catholique, § 1683, citant 1 Co 15, 42-44.

    14
  15. Saint Paul, 1ʳᵉ lettre aux Corinthiens 15, 42-44 (traduction liturgique AELF).

    15
  16. Concile Vatican II, constitution Sacrosanctum concilium sur la sainte liturgie, n° 81, 4 décembre 1963 — texte intégral sur vatican.va.

    16
  17. Concile Vatican II, Sacrosanctum concilium, n° 82, 4 décembre 1963 : « Le rite de l'ensevelissement des tout-petits sera révisé, et on le dotera d'une messe propre. »

    17
  18. Ordo exsequiarum (rite des funérailles), promulgué le 15 août 1969 par la Sacrée Congrégation pour le culte divin, sous l'autorité du pape Paul VI, en application de Sacrosanctum concilium n° 81-82.

    18
  19. Catéchisme de l'Église catholique, § 1686 (les quatre moments principaux, communs à toutes les traditions liturgiques).

    20
  20. Catéchisme de l'Église catholique, § 1687 (l'accueil de la communauté ; la « consolation » au sens de 1 Th 4, 18).

    21
  21. Catéchisme de l'Église catholique, § 1687.

    22
  22. Catéchisme de l'Église catholique, § 1688, citant l'Ordo exsequiarum, n° 41 (l'homélie doit éviter le genre de l'éloge funèbre).

    23
  23. Catéchisme de l'Église catholique, § 1689, citant l'Ordo exsequiarum, n° 1 et 57.

    24
  24. Catéchisme de l'Église catholique, § 1689.

    25
  25. Catéchisme de l'Église catholique, § 1690, citant l'Ordo exsequiarum, n° 10.

    26
  26. Saint Syméon de Thessalonique (†1429), De ordine sepulturæ, 367 (PG 155, 685B), cité par le Catéchisme de l'Église catholique, § 1690.

    27
  27. Antienne In paradisum de la liturgie romaine des funérailles, chantée au moment où le cortège quitte l'église pour le cimetière (texte latin : « In paradisum deducant te angeli… »). Mise en musique notamment par Gabriel Fauré et Maurice Duruflé dans leurs Requiem.

    28
  28. Concile Vatican II, Sacrosanctum concilium, n° 81 ; cf. Catéchisme de l'Église catholique, § 1685.

    29
  29. 2ᵉ livre des Maccabées 12, 44-46 (traduction liturgique AELF).

    30
  30. 2ᵉ livre des Maccabées 12, 45 : « c'était là une pensée religieuse et sainte ».

    31
  31. Concile de Trente, décret sur le purgatoire, 3 décembre 1563 — Denzinger-Hünermann (DS) 1820.

    32
  32. Catéchisme de l'Église catholique, § 1032, citant 2 M 12, 46 et la pratique des suffrages (sacrifice eucharistique, aumônes, indulgences, œuvres de pénitence) en faveur des défunts.

    33
  33. Saint Jean Chrysostome, Homélies sur la première lettre aux Corinthiens, 41, 5 (PG 61, 361C), cité par le Catéchisme de l'Église catholique, § 1032.

    34
  34. Code de droit canonique (1983), can. 1176, § 1 (droit aux funérailles ecclésiastiques selon le droit) et § 2 (finalité : secours spirituel au défunt, honneur du corps, réconfort des vivants).

    35
  35. Code de droit canonique (1983), can. 1183, § 1 : « En ce qui concerne les funérailles, les catéchumènes sont à considérer comme des fidèles. »

    36
  36. Code de droit canonique (1983), can. 1177, § 1 (église paroissiale du défunt) ; cf. § 2 (choix d'une autre église avec l'accord du recteur).

    37
  37. Code de droit canonique (1983), can. 1183, § 2.

    38
  38. Concile Vatican II, Sacrosanctum concilium, n° 82 ; cf. Catéchisme de l'Église catholique, § 1261 (l'espérance de l'Église pour les enfants morts sans baptême).

    39
  39. Code de droit canonique (1983), can. 1184, § 1 (cas de privation des funérailles ecclésiastiques, sauf signe de pénitence avant la mort).

    40
  40. Code de droit canonique (1983), can. 1184, § 2 (en cas de doute, recourir au jugement de l'Ordinaire du lieu).

    41
  41. Saint-Office, instruction Piam et constantem, 5 juillet 1963 : la crémation n'est pas « contraire en soi à la religion chrétienne », tout en maintenant la préférence pour l'inhumation.

    42
  42. Code de droit canonique (1983), can. 1176, § 3.

    43
  43. Congrégation pour la doctrine de la foi, instruction Ad resurgendum cum Christo sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d'incinération, 15 août 2016 — texte intégral sur vatican.va.

    44
  44. Saint Paul, 1ʳᵉ lettre aux Thessaloniciens 4, 18 (traduction liturgique AELF).

    45
  45. Saint Augustin, Confessions, livre IX, ch. 11, n° 27 — paroles de sainte Monique mourante à Ostie.

    46
  46. Saint Augustin, Confessions, livre IX, ch. 11, n° 28.

    47