Les Vaudois (1170-1532)

Disciples du marchand lyonnais Valdès, qui vendit tous ses biens vers 1173 : huit siècles d'histoire, de l'excommunication de Vérone (1184) aux vallées du Piémont, jusqu'à l'adhésion à la Réforme à Chanforan (1532).

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Ils sont la seule hérésie du Moyen Âge à avoir traversé huit siècles : nés vers 1170 autour d'un marchand lyonnais qui vendit tous ses biens pour prêcher, dépouillé comme le Christ dépouillé, excommuniés à Vérone en 1184, condamnés au Latran IV en 1215, traqués d'Allemagne en Calabre, réfugiés dans les vallées du Piémont — les Vaudois finissent par adhérer à la Réforme au synode de Chanforan, le 12 septembre 1532, et leur Église existe encore aujourd'hui en Italie[1].

Leur histoire tient en trois actes : un élan évangélique sincère, la pauvreté apostolique et l'Écriture rendue au peuple ; une rupture avec Rome sur la prédication des laïcs, le serment, le purgatoire et les sacrements ; puis une survie clandestine de trois siècles, payée au prix fort — Mérindol en 1545, les Pâques vaudoises de 1655, la Glorieuse Rentrée de 1689 — jusqu'à la liberté religieuse de 1848[2].

Ici, on suit les Pauvres de Lyon : leurs causes, leur doctrine, leur histoire et le regard catholique. Le dualisme des « Bons Hommes », leurs parfaits et leur consolamentum appartiennent à l'article voisin Le catharisme ; le nom, le pays et la guerre du Midi à l'article Les Albigeois (XIIe-XIIIe siècle) ; les lointaines racines orientales aux articles Le bogomilisme (Xe-XVe siècle) et Paulicianisme[3].

Valdès de Lyon : le marchand qui vendit tout

Lyon vers 1170 : un bourgeois enrichi

Le fondateur s'appelle Valdès — ou Vaudès — dans les premiers documents ; le prénom de « Pierre », ajouté seulement à partir de 1368, est une construction tardive de ses disciples, en référence à l'apôtre[4]. Né vers 1140, peut-être à Vaulx-en-Velin, il s'établit à Lyon où il fait fortune dans le commerce[5]. Lyon, ville de foires au confluent du Rhône et de la Saône, compte alors parmi les places marchandes les plus actives du royaume : Valdès y est un bourgeois notable, marié, père de deux filles[6].

Son nom même fait débat chez les historiens : Giovanni Gonnet conseille de l'appeler Valdesius, sans prénom, du seul nom que livrent les toutes premières sources d'origine authentiquement vaudoise ; Christine Thouzellier préfère Valdès ; Gabriel Audisio propose Vaudès, qui évoquerait mieux le Midi à une époque où l'on ne parlait pas encore français à Lyon[7]. Retenons l'essentiel : un laïc riche, sans formation théologique, que rien ne destinait à fonder un mouvement religieux européen.

La conversion : l'ami mort, le jongleur et saint Alexis

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Deux récits anciens, indépendants, racontent le basculement — l'un vers 1220 par un moine prémontré, le « chroniqueur anonyme de Laon », l'autre vers le milieu du XIIIe siècle par le dominicain et inquisiteur Étienne de Bourbon[8]. On peut en reconstituer la trame : frappé par la mort subite de l'un de ses amis en pleine réunion de plaisir, Valdès entend un jour un jongleur (ioculator) raconter la vie de saint Alexis, le patricien romain qui avait tout quitté pour suivre le Christ[9].

Bouleversé, il consulte un maître en théologie sur la voie la plus sûre du salut. Le maître lui cite la parole du Christ au jeune homme riche :

« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » — Évangile selon saint Matthieu, 19, 21[10]

Valdès met aussitôt le conseil en pratique : une part de sa fortune pour sa femme, une part pour ses deux filles — qu'il place au monastère de Fontevraud —, une part pour restituer à ceux qu'il estime avoir lésés dans ses affaires, et la plus grande part distribuée aux pauvres[11]. Le jour de l'Assomption 1176, il se défait de ses derniers biens terrestres et fait peu après vœu de pauvreté[12]. Son exemple fait sensation à Lyon et trouve vite des imitateurs, surtout parmi les petites gens[13].

La Bible en langue vulgaire

Désireux de connaître l'enseignement biblique, Valdès fait traduire pour lui les quatre Évangiles, puis d'autres livres bibliques et des écrits des Pères, par deux prêtres : Étienne d'Anse traduit, Bernard Ydros copie[14]. La langue visée est celle du peuple, le francoprovençal — un geste considérable à une époque où l'Écriture ne circule qu'en latin, entre clercs[15].

L'existence même de cette traduction, qui ne nous est pas parvenue, reste discutée : Vladimir Agrigoroaei y voit une possible « supercherie savante involontaire » de l'historiographie[16]. Mais l'intention est attestée et elle fera école : sous l'impulsion de Valdès naît un engouement populaire pour la lecture de la Bible en langue du peuple, dont il est un précurseur reconnu, bien avant la Réforme[17].

Les Pauvres de Lyon

Autour de Valdès se forme une confrérie de la pauvreté apostolique : eux-mêmes se disent les « Pauvres du Christ » ou les « Pauvres de Lyon »[18]. Leurs adversaires leur donnent d'autres noms, consignés par la Catholic Encyclopedia : Leonistae (de Lyon), Sandaliati, Insabbatati ou Sabbatati (à cause des sandales et sabots de bois qu'ils portent), Sabotiers[19]. Le tableau suivant fixe ce vocabulaire, utile pour lire les sources médiévales.

NomDonné parOrigine du mot
Pauvres de Lyon, Pauvres du ChristEux-mêmesLa pauvreté volontaire et la ville d'origine
Vaudois, Valdesii, VallensesLeurs adversairesDu nom de Valdès, leur initiateur
Léonistes (Leonistae)Les chroniqueursDe Lyon (Lugdunum), leur berceau
Insabbatés, Sabbatati, SabotiersLes polémistesDes sandales et sabots (sabots) des prédicants
Pauvres de LombardieL'usage italienDe la branche italienne, très tôt autonome
[20]

Walter Map, clerc anglais qui les observa, résume ainsi leur programme : sans rien posséder en propre, ils mettraient tout en commun à l'exemple des apôtres, dans une pauvreté radicale à l'imitation du Christ dépouillé[21]. Des hommes — et des femmes — qui prêchent dans les rues et sur les places, sans être prêtres, sans mission de l'évêque : c'est cela, très vite, qui fera problème[22].

De la sympathie à la rupture (1179-1215)

Rome 1179 : bien accueillis, puis éconduits

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Au début, rien n'est joué. L'archevêque de Lyon, Guichard, un cistercien, regarde l'initiative de Valdès avec une certaine sympathie — et il n'est pas le seul : dans une Église enrichie par les dons d'une société féodale, des clercs commencent à se demander s'ils n'ont pas négligé l'essentiel[23]. Un exemplum rédigé à Clairvaux vers 1175 décrit même les débuts du Pauvre de Lyon sans le nommer, comme un exemple édifiant[24].

En 1179, Valdès et l'un de ses disciples montent à Rome pour le troisième concile du Latran. Le pape Alexandre III les reçoit bien et bénit leur genre de vie — mais la Curie se montre plus fraîche : on leur demande d'exposer leur foi devant un collège de trois ecclésiastiques, notamment sur le sacerdoce universel, l'Évangile en langue vulgaire et la pauvreté de l'institution[25]. Walter Map, représentant du roi d'Angleterre Henri II, participe à l'examen : les deux Lyonnais, illettrés en théologie, sont incapables de répondre sur des points précis et ne sont pas pris au sérieux[26]. La rencontre n'aboutit à rien — sinon à l'interdiction de prêcher sans l'autorisation du clergé local[27].

La profession de foi de 1180

Valdès, qui se veut bon catholique, ne se révolte pas : en 1180, il souscrit devant le cardinal-légat Henri de Marcy une profession de foi parfaitement orthodoxe, exhumée et publiée en 1946 par le P. Antoine Dondaine[28]. Le geste montre que le fondateur, à cette date, cherche encore l'approbation de l'Église et ne se conçoit pas comme un schismatique[29].

Mais sur le terrain lyonnais, la tension monte. L'archevêque successeur interdit aux Vaudois la prédication publique ; sommé d'obéir, le mouvement répond par la parole de l'Apôtre, rapportée par l'inquisiteur Bernard Gui :

« Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. » — Actes des Apôtres, 5, 29, parole invoquée par les Vaudois devant l'archevêque de Lyon, d'après Bernard Gui, Manuel de l'inquisiteur[30]

Expulsés de Lyon vers 1182-1183, Valdès et les siens choisissent la clandestinité plutôt que le silence[31].

Vérone 1184 : Ad abolendam

Le pape Lucius III, d'accord avec l'empereur Frédéric Barberousse, frappe un grand coup : le 4 novembre 1184, la décrétale Ad abolendam diversam haeresium pravitatem, promulguée à Vérone, nomme expressément les hérétiques à poursuivre — Cathares, Patarins, Humiliés, Pauvres de Lyon, Arnaldistes — et les place sous excommunication[32]. Le texte fonde aussi l'inquisition épiscopale : les évêques devront enquêter, dans leurs diocèses, sur les suspects d'hérésie[33].

La mesure vise tous ceux qui prêchent sans l'autorisation de l'Église romaine, en public comme en privé[34]. Pour les Vaudois, c'est le point de non-retour : d'un mouvement de pénitents tolérés, ils deviennent une secte proscrite — et c'est comme telle qu'ils se répandront dans toute l'Europe[35].

Latran IV (1215) : la condamnation solennelle

Le quatrième concile du Latran, réuni par Innocent III en novembre 1215, reprend et solennise la condamnation : son canon 3 excommunie les hérétiques, définit la procédure contre eux et contraint les princes à les poursuivre[36]. Valdès lui-même est mort depuis quelques années — vers 1205-1207, au plus tard en 1217 selon les notices[37] — sans avoir jamais voulu, semble-t-il, la rupture consommée après lui[38].

Ce que croyaient les Vaudois

La pauvreté et la prédication : le cœur du mouvement

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L'organisation vaudoise est d'abord une réaction contre le faste de l'Église médiévale et la vie mondaine d'une partie du clergé : la pauvreté extrême affichée et la prédication itinérante en sont les deux piliers[39]. Mais les recrues, issues de milieux sans formation théologique, mêlent vite à l'élan évangélique des erreurs doctrinales que l'autorité ecclésiastique ne peut laisser passer[40].

Deux traits les distinguent d'emblée : tout baptisé peut prêcher, homme ou femme — il n'existe pas chez eux de séparation entre laïcs et hommes d'Église[41] ; et l'Homme n'a pas besoin du clergé pour communiquer avec Dieu : la Parole doit être donnée à tous, dans la langue de tous[42]. Au départ, les Vaudois se considèrent pourtant comme catholiques — la pars benigna de l'Église, face à une hiérarchie romaine qu'ils jugent pars maligna, rongée par les péchés[43].

Le Sermon sur la montagne pris à la lettre

Le radicalisme évangélique des Vaudois se concentre sur le Sermon sur la montagne, lu au pied de la lettre[44]. Trois refus en découlent, qui les mettront durablement hors la loi commune :

« Vous avez appris qu'il a été dit : Tu ne te parjureras pas, mais tu t'acquitteras envers le Seigneur de tes serments. Eh bien ! moi je vous dis de ne pas jurer du tout. » — Évangile selon saint Matthieu, 5, 33-34[45]

Ils refusent tout serment, y compris le serment civil et judiciaire — position intenable dans une société où le serment fonde la justice et la fidélité[46]. Ils tiennent tout mensonge pour un péché grave et jugent illicite toute effusion de sang humain : ils condamnent donc la guerre et la peine de mort[47]. Sur ce dernier point, leur enseignement ressemble tellement à celui des cathares que l'emprunt est tenu pour certain — sans que les Vaudois partagent pour autant le dualisme cathare[48].

Purgatoire, indulgences, saints : la rupture sacramentelle

Le mouvement nie le purgatoire, et avec lui les indulgences et les prières pour les morts[49]. Il se distancie du culte des saints et de l'invocation de la Vierge Marie : l'inquisiteur Bernard Gui signale que les Vaudois disent de l'Ave Maria qu'il a été composé par l'Église romaine et non par le Christ[50].

Dans la lignée du vieux donatisme, ils contestent l'efficacité des sacrements administrés par des prêtres à la vie indigne : la validité du sacrement dépendrait de la dignité du ministre[51]. La branche lombarde pousse la logique jusqu'au bout, tenant l'Église catholique pour la communauté de Satan — tout en continuant, dans la pratique, à recevoir parfois la communion des mains de prêtres catholiques, au motif que Dieu supplée au défaut du ministre pour le digne récipiendaire[52].

L'organisation : parfaits, croyants et barbes

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Comme les cathares — voir l'article Le catharisme — les Vaudois se divisent en deux classes : les parfaits (perfecti) et les amis ou croyants (amici, credentes)[53]. Les parfaits, liés par les vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance aux supérieurs, errent de lieu en lieu pour prêcher ; dispensés du travail manuel, ils vivent des aumônes des croyants, lesquels restent dans le monde, mariés, propriétaires, et continuent de fréquenter les sacrements catholiques — sauf la pénitence, qu'ils réservent si possible à leurs propres ministres[54].

Le clergé vaudois compte trois ordres — évêques (major ou majoralis), prêtres et diacres (junior) — ordonnés par l'imposition des mains et la récitation du Notre Père ; l'évêque élu prêche et confère pénitence, eucharistie et ordre, mais la célébration eucharistique, fréquente aux débuts, ne se fait bientôt plus que le Jeudi saint[55]. Le pouvoir législatif appartient au chapitre général, réuni une ou deux fois l'an, qui examine l'état des districts, admet aux ordres et exclut les indignes[56]. Les prédicants itinérants portent le nom de barbes — barba, « oncle » en piémontais, pour se distancier des « pères » catholiques : célibataires, exerçant des métiers de déplacement, ils prêchent dans les maisons et les granges quand la persécution interdit la place publique[57].

Le tableau suivant résume les points sur lesquels Rome et les Vaudois se sont séparés — le dossier exact de la condamnation.

Point de doctrinePosition vaudoisePosition catholique
PrédicationTout laïc, homme ou femme, peut prêcher sans missionPrêcher exige la mission de l'Église (Actes 13, Rm 10, 15)
SermentRefusé en tout cas (Matthieu 5, 33-37 à la lettre)Licite pour cause grave (Catéchisme, serment judiciaire)
Guerre et peine de mortCondamnées absolumentAdmises sous conditions (légitime défense, bien commun)
Purgatoire et indulgencesNiésDogme défini (Lyon II, Florence, Trente)
Culte des saints et de MarieRejeté ou vidéIntercession des saints, hyperdulie mariale
Validité des sacrementsDépend de la dignité du ministre (donatisme)Ex opere operato : le Christ agit par le ministre
PauvretéObligatoire et affichée pour les parfaitsConseil évangélique, non obligation universelle
[58]

En 1218, à Bergame, les deux rameaux — français et lombards, ces derniers plus radicaux — tentent de s'accorder sans y parvenir durablement : la division entre modérés restés proches de Rome et radicaux donatistes ne se refermera jamais[59].

Vaudois et cathares : ne pas confondre

On les confond souvent, parce qu'ils sont contemporains, pauvres, prédicants et persécutés — et parce que la croisade du Midi a frappé les deux milieux[60]. Mais tout les sépare sur l'essentiel : les cathares sont dualistes (un mauvais principe auteur du monde visible, le Christ sans chair véritable), tandis que les Vaudois gardent le Dieu créateur, l'Incarnation et l'Écriture ; les emprunts, réels sur la discipline (refus du sang, double classe de parfaits et de croyants), ne font pas une même religion[61].

Henri Lacordaire, dans sa Vie de saint Dominique, résume ainsi les griefs vaudois contre Rome : l'Église ne pouvait plus être sauvée par l'Église elle-même ; la véritable épouse du Christ aurait défailli sous Constantin en acceptant le poison des possessions temporelles, et l'Église romaine ne serait autre que la grande prostituée décrite dans l'Apocalypse ; le clergé ne devrait posséder ni dîme ni terres, et tous les clercs devraient gagner leur vie du travail de leurs mains, à l'exemple des apôtres[62].

Le lecteur trouvera le dossier dualiste complet — preuves, rites, réfutation catholique — dans l'article Le catharisme, le récit de la guerre dans Les Albigeois (XIIe-XIIIe siècle), et les racines orientales dans Le bogomilisme (Xe-XVe siècle) et Paulicianisme : ici, on suit les Pauvres de Lyon[63].

L'expansion clandestine (XIIIe-XVe siècle)

France et Espagne : persuasion, puis répression

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La prédication de Valdès et de ses disciples rencontre un succès immédiat, en France, en Italie et en Espagne — les Italiens se constituant très tôt en rameau autonome[64]. L'Église essaie d'abord la persuasion : dès 1191 se tient une conférence entre catholiques et Vaudois en lieu inconnu, suivie en 1207 du colloque de Pamiers, qui ramène à l'Église Durand de Huesca (Duran de Huesca) et plusieurs compagnons[65]. Avec l'autorisation d'Innocent III, ils fondent l'ordre des Pauvres catholiques, voué à la conversion des Vaudois — succès modeste, mais preuve que Rome distingue encore les personnes de l'erreur[66].

La force prend vite le relais : en 1192, l'évêque Otton de Toul fait enchaîner les Vaudois de son diocèse ; deux ans plus tard, Alphonse II d'Aragon les bannit de ses terres et interdit de les abriter ou nourrir ; Pierre II renouvelle ces mesures au concile de Gérone (1197), où la mort par le feu est décrétée contre les hérétiques[67]. En France, la répression reste d'abord mesurée, mais la guerre contre les Albigeois rejaillit sur les Vaudois : en 1214, sept d'entre eux subissent la peine capitale à Morlaàs (Maurillac)[68]. Vers le milieu du XIIIe siècle, l'hérésie recule en Provence et en Languedoc — sans y disparaître : elle s'y fondra plus tard dans la Réforme, tandis que l'Espagne et la Lorraine en sont purgées au cours du XIIIe siècle[69].

L'Italie : Lombardie, Piémont, Calabre

C'est en Italie que les communautés médiévales sont les plus nombreuses : Lombardie, Piémont, Calabre[70]. Les Vaudois lombards, on l'a vu, sont les plus radicaux ; les Piémontais des vallées alpines, eux, tiendront bon jusqu'à la Réforme et au-delà — c'est d'eux que descend l'Église vaudoise actuelle[71].

L'Allemagne et l'Europe centrale

Le mouvement essaime loin : Allemagne, Autriche, Suisse, jusqu'en Bohême-Moravie, en Hongrie et en Pologne[72]. À la fin du XIVe siècle, l'inquisiteur Petrus Zwicker mène en terres allemandes une traque systématique des Vaudois, dont l'historien Reima Välimäki a renouvelé l'étude[73]. Les Vaudois d'Autriche — autour de Sankt Peter in der Au — sont d'ailleurs à l'origine du prénom de « Pierre » attribué tardivement au fondateur[74].

Le Dauphiné : mission impossible

Le centre le plus actif de la fin du Moyen Âge se fixe en Dauphiné et sur le versant occidental des Alpes cottiennes — vallées de la Louise, de l'Argentière, de Freissinières —, d'où les barbes rayonnent vers tout le Sud-Ouest jusqu'à l'Atlantique[75]. En 1403, on tente de les ramener : les labeurs apostoliques du futur saint Vincent Ferrier lui-même restent sans effet[76]. Ni l'Inquisition ni les rigueurs des autorités locales ne viennent à bout de ces montagnards[77]. Le roi Louis XI, les croyant orthodoxes, leur accorde même sa protection par ordonnance de 1478[78] — répit de courte durée : en 1488, une croisade prêchée à l'appel d'Innocent VIII, conduite par le nonce Alberto Cattaneo, s'abat sur les vallées sans parvenir à les extirper[79].

L'antiquité revendiquée : le mythe constantinien

Soucieux d'entourer leur histoire du halo de l'ancienneté, des Vaudois ont soutenu que leurs Églises remontaient aux apôtres — saint Paul lui-même, en route pour l'Espagne, aurait fondé les congrégations des vallées — et que des fidèles, restés pauvres quand le pape Sylvestre acceptait de Constantin richesses et pouvoir au IVe siècle, avaient transmis la vraie foi de père en fils[80]. Dans leurs requêtes aux souverains, ils affirmaient que leur religion s'était conservée de père en fils et de génération en génération depuis un temps immémorial : c'est ce que rapporte Antoine Monastier dans son Histoire de l'Église vaudoise (1847)[81].

Certains tenaient Claude de Turin (mort en 840) ou Bérenger de Tours (mort en 1088) pour leurs premiers représentants[82]. Cette thèse, longtemps acceptée par les historiens protestants, s'est effondrée au XIXe siècle quand la critique a montré que les documents vaudois allégués avaient été remaniés : les prétentions à la haute antiquité ont été reléguées au rang de fable, et l'inquisiteur Moneta de Crémone, dès 1244, écrivait déjà qu'il est évident qu'ils tirent leur origine de Valdès, citoyen de Lyon, qui commença son œuvre moins de quatre-vingts ans plus tôt[83]. Restent deux faits solides : le mouvement naît à Lyon vers 1170, et c'est bien de Valdès qu'il tient son nom[84].

Le refuge des vallées : Piémont, Dauphiné, Luberon

  1. 1170-1176
    Valdès à Lyon
    le marchand vend tout

    Crise religieuse, traductions en francoprovençal, partage des biens, vœu de pauvreté à l'Assomption 1176, premiers disciples.

  2. 1179-1184
    Rome puis Vérone
    de l'accueil à l'excommunication

    Alexandre III bénit la vie mais interdit la prédication sans mission (1179) ; profession de foi de 1180 ; Ad abolendam de Lucius III (4 novembre 1184).

  3. 1215
    Latran IV
    hérésie solennellement condamnée

    Le canon 3 d'Innocent III excommunie les hérétiques et contraint les princes à les poursuivre.

  4. XIIIe-XVe siècle
    Expansion clandestine
    de l'Aragon à la Pologne

    Lombardie, Piémont, Calabre, Dauphiné, Allemagne, Autriche, Bohême ; inquisiteurs et bûchers (Gérone 1197, Morlaàs 1214, Zwicker vers 1400).

  5. 1532
    Chanforan
    l'adhésion à la Réforme

    Le 12 septembre, en présence de Farel, le synode rallie les idées réformées et finance la Bible d'Olivétan (1535).

  6. 1545
    Mérindol et Cabrières
    le massacre du Luberon

    Troupes d'Oppède : villages rasés, plus de 3 000 victimes, 700 galériens.

  7. 1655
    Pâques vaudoises
    le cri de l'Europe protestante

    Massacres du Piémont, sonnet de Milton, intervention de Cromwell, traité de Pignerol.

  8. 1689
    Glorieuse Rentrée
    le retour des exilés

    Environ un millier de Vaudois conduits par Henri Arnaud regagnent leurs vallées depuis la Suisse.

  9. 1848
    Liberté religieuse
    les patentes de Charles-Albert

    Le 17 février 1848, la monarchie piémontaise reconnaît leurs droits civils et religieux.

  10. 2015
    Turin
    le pardon demandé

    Le 22 juin 2015, le pape François, premier pape dans un temple vaudois, demande pardon pour les persécutions.

Les trois vallées du Piémont

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Le cœur historique battant des Vaudois, ce sont trois vallées des Alpes cottiennes, à l'ouest de Turin : le Val Pellice (vallée de la Luserne), le Val Chisone (vallée de Cluson) et le Val Germanasca (vallée de Saint-Martin)[85]. Abruptes, pauvres, à cheval entre Dauphiné et Piémont, elles offrent aux dissidents ce que la plaine leur refuse : l'invisibilité[86]. Torre Pellice en deviendra la capitale spirituelle — et reste aujourd'hui le siège de la Tavola Valdese[87].

Le Luberon : onze contrats pour repeupler

Entre 1460 et 1560, au moins 1 400 familles — environ 6 000 personnes — venues des diocèses alpins de Turin et d'Embrun s'installent dans le Luberon : les deux tiers arrivent entre 1490 et 1520, pour combler une chute de 60 % de la population après la guerre de Cent Ans et les épidémies[88]. L'installation est juridiquement organisée par onze « contrats d'habitation » couvrant treize villages[89]. Ces Vaudois du Luberon, cultivateurs réputés, paieront leur différence au prix fort en 1545[90].

Chanforan 1532 : l'adhésion à la Réforme

Les émissaires vers la Suisse et l'Allemagne

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Dès 1526, les barbes assemblés en synode décident d'envoyer deux délégués en Suisse et en Allemagne s'enquérir des doctrines nouvelles : ils en reviennent avec des livres de Luther et de Zwingli[91]. En 1530, une députation — Georges Morel et Pierre Masson — part pour la Suisse avec un questionnaire soumis aux réformateurs de Neuchâtel, Berne, Bâle et Strasbourg ; les réponses d'Œcolampade et de Bucer sont conservées[92]. L'accord se fait sur l'essentiel, mais des divergences demeurent : le ministère itinérant des barbes, le refus du serment tiré du Sermon sur la montagne, la contestation du pouvoir civil, la participation à la messe catholique[93].

Le synode du 12 septembre 1532

Le synode se réunit à Chanforan, dans la vallée d'Angrogne, le 12 septembre 1532, en présence du réformateur Guillaume Farel et d'Antoine Saunier, envoyés des Églises suisses et françaises[94]. L'influence de Farel est décisive : le synode adhère aux idées réformées — mouvance de Zwingli et Bucer —, abolit le ministère itinérant des barbes, dont la plupart deviennent pasteurs, et transforme les localités visitées en sièges d'Églises réformées[95]. Dans le même mouvement, Chanforan vote 500 écus d'or pour une nouvelle traduction française de la Bible, confiée à Olivétan : ce sera la Bible d'Olivétan (1535), première Bible française traduite sur l'hébreu et le grec[96].

L'historien Gabriel Audisio résume ainsi le basculement : « Les vaudois ont intégré l'Église réformée de tendance calviniste et s'y sont noyés. Il n'y eut plus de valdéisme à proprement parler »[97]. Le mouvement médiéval s'achève ici — il faudra plus d'un siècle pour que la transformation soit complète, jusqu'à la Brieve confession de foy de 1655, qui fait commencer l'histoire de l'Église évangélique vaudoise[98]. Et ce ralliement attire sur les Vaudois des persécutions d'une ampleur inédite[99].

Persécutions de l'âge moderne

Mérindol et Cabrières (1545) : le Luberon exterminé

Dans le Luberon, l'inquisiteur Jean de Roma puis Jean Maynier, baron d'Oppède et premier président du Parlement d'Aix, organisent la répression[100]. Sur la foi d'accusations — une prétendue marche des Vaudois sur Marseille —, François Ier prend en 1535 un édit contre eux ; en 1540, l'arrêt de Mérindol condamne le village à être rasé[101]. L'arrêt n'est exécuté qu'en avril 1545 : Mérindol est détruite et pillée par les troupes d'Oppède et du capitaine Paulin ; la plupart des habitants ont pu fuir et reviendront ensuite[102].

Renforcée par une troupe du vice-légat d'Avignon, l'armée s'empare après deux jours de siège de Cabrières, où se sont retranchés des Vaudois : une trentaine sont mis à mort, puis, les femmes et enfants disposés à se convertir mis à part, tous les habitants entassés dans le château (les hommes) et l'église (les femmes) sont massacrés[103]. Bilan : plus de 3 000 victimes, 700 Vaudois envoyés aux galères ; le groupe provençal, presque totalement exterminé, s'intègre dès lors totalement au protestantisme français[104]. En récompense, le pape Paul III adresse à Maynier un bref flatteur, le faisant chevalier de l'Éperon et comte palatin[105].

La Calabre (1560) : Bonello et Pascale

Une mission de l'Inquisition est envoyée en 1560 contre les Vaudois de Calabre, suivie d'une véritable croisade[106]. Deux martyrs restent célèbres : les pasteurs Jacques Bonello et Giovanni Luigi Pascale, tous deux envoyés par l'Église de Genève — brûlés en 1560, le premier à Palerme, le second à Rome[107].

Cavour (1561) : la guerre sainte des montagnes

En Piémont, le duc de Savoie Emmanuel-Philibert envoie en 1560 une expédition militaire contre les Vaudois de la vallée de la Luserne[108]. Alors même que le mouvement est originellement non violent, les montagnards prennent les armes et mènent une guérilla : ils la justifient comme une guerre sainte, se référant aux figures de David et Goliath — un petit peuple attaqué par un adversaire immense et injuste[109]. Secourus par les réformés dauphinois du versant français, ils tiennent tête six mois aux troupes ducales[110] : le duc accepte de négocier, et l'accord de Cavour (5 juin 1561) confirme leurs privilèges, autorisant le culte public dans les localités loin de la plaine — tout en les cantonnant à la montagne[111].

Les Pâques vaudoises (1655) : le cri de l'Europe protestante

En avril 1655, les troupes de Charles-Emmanuel II de Savoie, conduites par le marquis de Pianezza, massacrent les Vaudois du Piémont : ce sont les Pâques vaudoises[112]. Le pasteur Jean Léger, rescapé, en publiera le récit dans son Histoire générale des Églises vaudoises (Leyde, 1669) ; dès 1655 paraît à Genève la Relation véritable des massacres, avec la Brieve confession de foy[113].

L'émotion soulève l'Europe protestante : le poète John Milton, secrétaire latin de Cromwell, écrit son sonnet On the Late Massacre in Piedmont :

« Venge, ô Seigneur, tes saints égorgés, dont les os gisent épars sur les montagnes alpestres… » — John Milton, On the Late Massacre in Piedmont (1655), traduction Ignispedia[114]

Cromwell proclame un jeûne national, ordonne une collecte pour les victimes, écrit à tous les princes protestants et au roi de France — lettres rédigées par Milton lui-même — et envoie Samuel Morland auprès du duc de Savoie[115]. L'intervention aboutit au traité de Pignerol (août 1655), qui rend aux Vaudois demeures et liberté de conscience — paix fragile, violée puis retirée à plusieurs reprises[116].

DateLieuÉvénement et bilan
Avril 1545Mérindol, Cabrières (Luberon)Villages rasés par Oppède : plus de 3 000 morts, 700 galériens
1560Calabre, Palerme, RomeCroisade inquisitoriale ; Bonello et Pascale brûlés
Avril 1655Vallées du PiémontPâques vaudoises ; intervention de Cromwell ; traité de Pignerol
1685-1689Piémont et exil suisseRévocation de l'édit de Nantes étendue à la Savoie, puis Glorieuse Rentrée
[117]

La Glorieuse Rentrée (1689) : le retour des exilés

Après la révocation de l'édit de Nantes (1685), étendue aux États de Savoie, les Vaudois sont de nouveau chassés vers la Suisse[118]. La révolution anglaise de 1688 et l'avènement de Guillaume III leur rendent espoir : munis des instructions du vieux patriote Josué Janavel, trop âgé pour marcher, environ un millier d'exilés conduits par le pasteur Henri Arnaud (1641-1721) quittent les bords du Léman, près de Nyon, le 17 août 1689[119]. C'est la Glorieuse Rentrée : à travers les Alpes, ils regagnent leurs vallées et y rétablissent le culte — Arnaud, gratifié par Guillaume III d'une commission de colonel, mènera ensuite ses Vaudois au combat[120].

De 1848 à aujourd'hui : une Église protestante

Les patentes du 17 février 1848

La Casa Valdese à Torre Pellice, photographiée en 2007. Jan Szturc — CC BY-SA 4.0.

Il faut attendre le Risorgimento : le 17 février 1848, le roi de Piémont-Sardaigne Charles-Albert octroie les patentes qui reconnaissent aux Vaudois la liberté religieuse et les droits civils[121]. Chaque année, les Vaudois fêtent encore le 17 février par des feux de joie dans les vallées — la festa della libertà[122].

Diaspora et visage actuel

Au XIXe siècle, l'émigration porte des familles vaudoises jusqu'au Rio de la Plata (Uruguay et Argentine), où subsiste une Église évangélique vaudoise sœur[123]. En Italie, la Chiesa Evangelica Valdese, de type calviniste — deux sacrements, le baptême et la Cène ; synode annuel ; consistoires présidés par le pasteur —, s'unit aux méthodistes en 1975 et est gouvernée par la Tavola Valdese siégeant à Torre Pellice[124]. Elle compte aujourd'hui quelque 25 000 membres en Italie, fait partie du Conseil œcuménique des Églises depuis sa fondation, et bénéficie en Italie du huit pour mille (otto per mille) de l'impôt sur le revenu[125].

Turin, 22 juin 2015 : le pardon demandé

Le 22 juin 2015, le pape François devient le premier pape à entrer dans un temple vaudois, à Turin, au deuxième jour de sa visite pastorale : il y demande pardon pour les persécutions — les « comportements non chrétiens, voire inhumains » de l'Église catholique envers les Vaudois au cours de l'histoire[126]. Un geste œcuménique fort, dans l'esprit de fraternité chrétienne, que les Vaudois accueillent avec une réserve mesurée[127].

Le regard catholique : pourquoi l'Église a condamné

Des erreurs réelles, pas un malentendu

Infographie originale Ignispedia créée par IA

Il faut le dire nettement : la condamnation de 1184 puis de 1215 ne frappe pas seulement des pauvres qui prêchaient trop fort. Elle vise des erreurs réelles contre la foi : la négation du purgatoire et des suffrages pour les morts, le refus du serment jusqu'à rendre la justice impossible, la contestation donatiste des sacrements, la prédication sans mission revendiquée comme un droit[128]. Qu'un laïc pieux lise l'Évangile en langue vulgaire, l'Église peut s'en réjouir ; qu'il s'arroge le ministère de la parole contre son évêque, elle ne le peut pas — car « comment prêcher sans être envoyé ? » (Romains 10, 15)[129].

La réponse pastorale : Pauvres catholiques et mendiants

Rome, du reste, n'a pas seulement condamné : elle a proposé. Les Pauvres catholiques de Durand de Huesca, approuvés par Innocent III après Pamiers, montrent qu'une pauvreté prêchante dans l'obéissance trouvait sa place dans l'Église[130]. Et la Providence suscitait au même moment ceux qui réussiraient là où Valdès avait échoué : saint Dominique disputant dans le Midi — voir l'article Saint Dominique (1170-1221) — et surtout saint François d'Assise, quasi contemporain de Valdès, renonçant lui aussi à la fortune pour lancer des prédicateurs sur les routes[131].

Giovanni Gonnet, tel que le résume l'article « Valdès », marque ainsi la différence avec François : à la différence de celui-ci, Valdès niait la présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, ce qui expliquerait en partie les accusations d'hérésie ; et là où l'autorité ultime en matière de foi restait le magistère romain pour François d'Assise, c'étaient les Saintes Écritures pour Valdès[132].

Obéissance ou rupture : tout tient là. François, reçu par Innocent III en 1209, fonde un ordre qui dure ; Valdès, éconduit dès 1179 sous Alexandre III, fonde une dissidence qui se fige[133].

Mémoire et réconciliation, sans anachronisme

Le catholique d'aujourd'hui ne se réjouit d'aucun bûcher et ne minimise aucune violence — Mérindol et les Pâques vaudoises restent des pages sombres, que le pardon demandé à Turin en 2015 assume honnêtement[134]. Mais il ne lit pas non plus le XIIIe siècle avec les lunettes du XXIe : une société qui tient l'hérésie pour un poison mortel des âmes ne pouvait la traiter comme une opinion parmi d'autres, et l'Église a d'abord essayé la parole — Guichard, Alexandre III, Pamiers, les Pauvres catholiques, Dominique — avant que les princes ne sortent l'épée[135]. Comprendre les Vaudois, c'est tenir les deux bouts : l'élan évangélique du départ, et les erreurs qui ont rendu la rupture inévitable[136].

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Valdès vers 1170, Vérone 1184, Latran IV 1215, Chanforan 1532, Église vaudoise subsistante : N. Weber, « Waldenses », Catholic Encyclopedia, vol. 15, New York, Robert Appleton, 1912 (New Advent) ; notice « Pierre Valdo (1140-1217) et les vaudois », Musée protestant.

    1
  2. Élan, rupture, survie : même registre ; Mérindol 1545, Pâques vaudoises 1655, Glorieuse Rentrée 1689, patentes du 17 février 1848 : « Mouvement vaudois », Wikipedia ; notice du Musée protestant, art. cité.

    2
  3. Le dualisme des « Bons Hommes », la croisade du Midi et les racines orientales sont traités dans les articles voisins : Le catharisme, Les Albigeois (XIIe-XIIIe siècle), Le bogomilisme (Xe-XVe siècle), Paulicianisme.

    3
  4. Premiers documents : Waldes (Waldo) ; « Pierre » ajouté à partir de 1368 : N. Weber, « Waldenses », art. cité.

    4
  5. Né vers 1140, peut-être à Vaulx-en-Velin, fortune faite à Lyon dans le commerce : « Valdès », Wikipedia (d'après G. Audisio, Les Vaudois, Fayard, 1998, p. 33-34).

    5
  6. Lyon, ville de foires au confluent du Rhône et de la Saône : « Valdès », art. cité (d'après Histoire de Lyon, Éd. lyonnaises d'art et d'histoire, 2007).

    6
  7. Valdesius sans prénom (G. Gonnet, « Pierre Valdo ou Vaudès de Lyon ? », BSHPF, t. 126, 1980, p. 247-250) ; Valdès (C. Thouzellier, Considérations sur les origines du valdéisme, Torre Pellice, 1982, p. 3-25) ; Vaudès (G. Audisio, Les Vaudois : naissance, vie et mort d'une dissidence, Meynier, Turin, 1989, p. 9-10).

    7
  8. Chroniqueur anonyme de Laon, vers 1220 ; Étienne de Bourbon, dominicain, vers le milieu du XIIIe siècle : N. Weber, art. cité.

    8
  9. Le jongleur et l'histoire de saint Alexis : même référence ; voir aussi « Valdès », Wikipedia (mort subite de l'ami, troubadour, Alexis de Rome).

    9
  10. Parole du Christ au jeune homme riche, citée par le maître en théologie : Mt 19, 21 ; récit de la consultation : N. Weber, art. cité.

    10
  11. Femme, filles placées à Fontevraud, créanciers restitués, pauvres : N. Weber, art. cité ; quatre quarts : « Valdès », Wikipedia.

    11
  12. Derniers biens quittés à la fête de l'Assomption 1176, puis vœu de pauvreté : N. Weber, art. cité.

    12
  13. Émoi à Lyon, imitateurs parmi les petites gens, confrérie de pauvreté apostolique : N. Weber, art. cité.

    13
  14. Quatre Évangiles puis autres livres et Pères, par Étienne d'Anse et Bernard Ydros : N. Weber, art. cité.

    14
  15. Traduction en francoprovençal vers 1180, engouement populaire pour la Bible en langue du peuple : « Valdès », Wikipedia.

    15
  16. Existence de la traduction controversée : V. Agrigoroaei, « La traduction perdue de la Bible faite pour l'usage de Valdès », in La fabrique de la traduction, Brepols, 2016, p. 133-152.

    16
  17. Précurseur de la Réforme par la Bible en langue populaire et la prédication des laïcs : « Valdès », art. cité.

    17
  18. « Pauvres du Christ », « Pauvres de Lyon » : « Mouvement vaudois », Wikipedia ; N. Weber, art. cité.

    18
  19. Leonistae, Sandaliati, Insabbatati, Sabbatati, Sabotiers : N. Weber, art. cité.

    19
  20. Synthèse des dénominations d'après N. Weber, art. cité, et « Mouvement vaudois », art. cité.

    20
  21. Programme des Pauvres de Lyon résumé d'après Walter Map, De nugis curialium, Distinctio prima, tel que cité in « Valdès », Wikipedia (paraphrase attribuée, non citation textuelle).

    21
  22. Prédication dans rues et places, adeptes gagnés aussitôt : N. Weber, art. cité.

    22
  23. Archevêque Guichard, cistercien, sympathie initiale ; clergé enrichi négligeant sa mission : « Valdès », Wikipedia.

    23
  24. Exemplum de Clairvaux vers 1175 sur les débuts, sans nommer Valdès : O. Legendre et M. Rubellin, « Valdès : un exemple à Clairvaux ? », Revue Mabillon, 72, 2000, p. 187-195.

    24
  25. Rome 1179, Alexandre III, collège de trois ecclésiastiques, sacerdoce universel, langue vulgaire, pauvreté : « Valdès », art. cité.

    25
  26. Walter Map, représentant d'Henri II, examen manqué, moquerie curiale : « Valdès », art. cité (d'après De nugis curialium, Distinctio prima).

    26
  27. Bénédiction de la vie, interdiction de prêcher sans autorisation du clergé local : notice du Musée protestant, art. cité.

    27
  28. Profession de foi de 1180 devant Henri de Marcy : P. Dondaine, « Aux origines du valdéisme. Une profession de foi de Valdès », AFP, 16, Rome, 1946.

    28
  29. Recherche de l'approbation romaine, non schisme voulu : G. Gonnet, « Le cheminement des vaudois vers le schisme et l'hérésie (1174-1218) », CCM, 19/76, 1976, p. 309-345.

    29
  30. « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » devant l'archevêque : Bernard Gui, Manuel de l'inquisiteur, Paris, Belles Lettres, 2007, p. 36-37.

    30
  31. Expulsion de Lyon vers 1182-1183, clandestinité : « Valdès », art. cité ; M. Rubellin, « Au temps où Valdès n'était pas hérétique (1170-1183) », PUL, 2003, p. 455-478.

    31
  32. Ad abolendam diversam haeresium pravitatem, Vérone, 4 novembre 1184, Lucius III et Frédéric Barberousse, excommunication des sectes nommées dont les Pauvres de Lyon : « Ad abolendam », art. cité ; N. Weber, art. cité.

    32
  33. Fondation de l'inquisition épiscopale par Ad abolendam : « Medieval Inquisition », Wikipedia.

    33
  34. Tous prédicants sans autorisation romaine visés, en public comme en privé : « Ad abolendam », art. cité.

    34
  35. De pénitents tolérés à secte proscrite, diffusion européenne : N. Weber, art. cité.

    35
  36. Latran IV, novembre 1215, canon 3, excommunication et poursuite par les princes : « Fourth Lateran Council » ; voir l'article Concile du Latran IV (1215).

    36
  37. Mort vers 1205-1207, au plus tard 1217 : « Valdès », Wikipedia.

    37
  38. Rupture consommée après le fondateur, non voulue par lui : G. Gonnet, « Le cheminement », art. cité.

    38
  39. Réaction au faste ecclésial et à la mondanité cléricale, pauvreté et prédication : N. Weber, art. cité.

    39
  40. Recrues sans formation, erreurs mêlées à l'élan, interdiction par l'autorité : N. Weber, art. cité.

    40
  41. Tout croyant prédicateur, femmes comprises, pas de séparation laïcs-clercs : « Mouvement vaudois », Wikipedia.

    41
  42. Pas besoin du clergé pour communiquer avec Dieu, Parole à tous : « Mouvement vaudois », art. cité.

    42
  43. Pars benigna contre pars maligna romaine : « Mouvement vaudois », art. cité.

    43
  44. Radicalisme centré sur le Sermon sur la montagne : notice du Musée protestant, art. cité.

    44
  45. Refus du serment : Mt 5, 33-37 ; « Mouvement vaudois », art. cité.

    45
  46. Serment civil refusé, société du serment : même référence ; notice du Musée protestant, art. cité.

    46
  47. Mensonge péché grave, sang humain illicite, guerre et peine de mort condamnées : N. Weber, art. cité.

    47
  48. Ressemblance cathare et emprunt tenu pour certain, sans dualisme partagé : N. Weber, art. cité.

    48
  49. Purgatoire, indulgences, prières pour les morts niés : N. Weber, art. cité ; notice du Musée protestant, art. cité.

    49
  50. Ave Maria dit composé par l'Église romaine : Bernard Gui, Manuel, cité in « Mouvement vaudois », Wikipedia.

    50
  51. Efficacité liée à la dignité du ministre, lignée donatiste : « Mouvement vaudois », art. cité.

    51
  52. Lombards radicaux, Église communauté de Satan, communion reçue malgré tout : N. Weber, art. cité.

    52
  53. Perfecti contre amici/credentes, comme les cathares : N. Weber, art. cité.

    53
  54. Parfaits errants, vœux, aumônes des croyants mondains, pénitence réservée : N. Weber, art. cité.

    54
  55. Major, prêtres, juniors, imposition des mains et Notre Père, eucharistie au Jeudi saint : N. Weber, art. cité.

    55
  56. Chapitre général annuel ou bisannuel, districts, admissions, exclusions : N. Weber, art. cité.

    56
  57. Barba, « oncle », célibat, métiers itinérants, maisons et granges : notice du Musée protestant, art. cité.

    57
  58. Synthèse du dossier de condamnation d'après N. Weber, art. cité, et la notice du Musée protestant, art. cité ; côté catholique, le purgatoire est défini à Lyon II (1274), Florence (1439) et Trente (XXVe session, Decretum de purgatorio, 1563) : cf. CEC 1031.

    58
  59. Accord de Bergame 1218 entre Français et Lombards, division durable : G. Audisio, Les Vaudois, 1989.

    59
  60. Confusion fréquente des deux milieux, contemporains et persécutés : « Mouvement vaudois », art. cité.

    60
  61. Dualisme cathare contre Dieu créateur et Incarnation gardés par les Vaudois : N. Weber, art. cité ; voir l'article Le catharisme.

    61
  62. Griefs vaudois résumés d'après H. Lacordaire, Vie de saint Dominique, tel que cité in « Valdès », Wikipedia (paraphrase attribuée : passage textuel non vérifié, sans page ni chapitre).

    62
  63. Dossiers voisins non redoublés : articles Le catharisme, Les Albigeois (XIIe-XIIIe siècle), Le bogomilisme (Xe-XVe siècle), Paulicianisme.

    63
  64. Succès immédiat en France, Italie, Espagne, rameau italien autonome : N. Weber, art. cité.

    64
  65. Conférence de 1191, Pamiers 1207, retour de Durand de Huesca : N. Weber, art. cité.

    65
  66. Pauvres catholiques d'Innocent III pour convertir les Vaudois : N. Weber, art. cité (d'après l'histoire des Pauperes Catholici).

    66
  67. Otton de Toul 1192, Alphonse II 1194, Gérone 1197 et mort par le feu : N. Weber, art. cité.

    67
  68. Sept exécutés à Morlaàs (Maurillac) en 1214 : N. Weber, art. cité.

    68
  69. Recul au milieu du XIIIe siècle, fusion ultérieure dans la Réforme, Espagne et Lorraine purgées : N. Weber, art. cité.

    69
  70. Lombardie, Piémont, Calabre, communautés les plus nombreuses : « Mouvement vaudois », Wikipedia.

    70
  71. Piémontais tenants jusqu'à la Réforme, souche de l'Église actuelle : N. Weber, art. cité.

    71
  72. Allemagne, Autriche, Suisse, Bohême-Moravie, Hongrie, Pologne : « Valdès », Wikipedia.

    72
  73. Petrus Zwicker, traque en Allemagne fin XIVe : R. Välimäki, Heresy in Late Medieval Germany, York Medieval Press, 2019.

    73
  74. Sankt Peter in der Au, origine du prénom « Pierre » : G. Audisio, 1989, cité in « Valdès », Wikipedia.

    74
  75. Dauphiné, Alpes cottiennes, Louise, Argentière, Freissinières, rayonnement jusqu'à l'Atlantique : N. Weber, art. cité.

    75
  76. Saint Vincent Ferrier prêchant en vain en 1403 : N. Weber, art. cité.

    76
  77. Inquisition et autorités locales impuissantes : N. Weber, art. cité.

    77
  78. Protection de Louis XI, ordonnance de 1478 : N. Weber, art. cité.

    78
  79. Croisade de 1488 à l'appel d'Innocent VIII, nonce Alberto Cattaneo, échec : N. Weber, art. cité.

    79
  80. Fondations par saint Paul, fidèles pauvres après Sylvestre et Constantin : N. Weber, « Waldenses », art. cité.

    80
  81. Prétention vaudoise à la haute antiquité, rapportée par A. Monastier, Histoire de l'Église vaudoise depuis son origine et des Vaudois du Piémont jusqu'à nos jours, Lausanne, 1847, tel que cité in « Mouvement vaudois », Wikipedia (paraphrase attribuée : page exacte non vérifiée).

    81
  82. Claude de Turin, Bérenger de Tours revendiqués : N. Weber, art. cité.

    82
  83. Documents remaniés, fable de la haute antiquité, Moneta de Crémone vers 1244 : N. Weber, art. cité ; « Mouvement vaudois », Wikipedia.

    83
  84. Lyon vers 1170, nom de Valdès : N. Weber, art. cité ; J. Duvernoy, « Les origines du mouvement vaudois », Heresis, 13, 1989, p. 172-198.

    84
  85. Val Pellice, Val Chisone, Val Germanasca : « Mouvement vaudois », art. cité.

    85
  86. Montagnes refuges des dissidents : même référence.

    86
  87. Torre Pellice, capitale spirituelle et siège actuel : notice du Musée protestant (Centre culturel vaudois, Torre Pellice).

    87
  88. 1 400 familles, 6 000 personnes, 1460-1560, chute de 60 % : « Mouvement vaudois », Wikipedia (d'après G. Audisio).

    88
  89. Onze contrats d'habitation, treize villages : même référence.

    89
  90. Agriculteurs réputés du Luberon : même référence.

    90
  91. Synode des barbes 1526, délégués, livres de Luther et Zwingli : notice du Musée protestant, art. cité.

    91
  92. Morel et Masson 1530, questionnaire, réponses d'Œcolampade et Bucer : même référence.

    92
  93. Barbes itinérants, serment, pouvoir civil, messe catholique : même référence.

    93
  94. Chanforan, vallée d'Angrogne, synode ouvert le 12 septembre 1532, Farel et Saunier : « Synod of Chanforan », Wikipedia ; P. Schaff, History of the Christian Church, vol. VIII ; notice du Musée protestant, art. cité.

    94
  95. Influence décisive de Farel, fin des barbes, pasteurs et paroisses : même référence.

    95
  96. 500 écus d'or, Olivétan, Bible de 1535 sur l'hébreu et le grec : même référence.

    96
  97. G. Audisio, « La fin d'une secte : les vaudois deviennent protestants », dans Religion et exclusion : XIIe-XVIIIe siècle, Presses universitaires de Provence, 2021, § 11 (en ligne sur OpenEdition Books) ; formule reprise sous une forme condensée dans « Mouvement vaudois », Wikipedia (d'après G. Audisio, Les Vaudois, Fayard, 1998, p. 307).

    97
  98. Brieve confession de foy de 1655, achèvement de la transformation : « Mouvement vaudois », art. cité.

    98
  99. Ralliement et persécutions redoublées : notice du Musée protestant, art. cité.

    99
  100. Jean de Roma, Maynier d'Oppède, Parlement d'Aix : « Mouvement vaudois », Wikipedia.

    100
  101. Édit de 1535, arrêt de Mérindol 1540 : même référence.

    101
  102. Exécution d'avril 1545, Mérindol détruite par Oppède et Paulin : même référence.

    102
  103. Siège et massacre de Cabrières, château et église : même référence.

    103
  104. Plus de 3 000 victimes, 700 galériens, intégration au protestantisme français : même référence.

    104
  105. Bref de Paul III à Maynier, Éperon et comté palatin : même référence.

    105
  106. Mission de l'Inquisition en Calabre 1560, croisade : même référence.

    106
  107. Bonello à Palerme, Pascale à Rome, envoyés de Genève : même référence.

    107
  108. Expédition d'Emmanuel-Philibert 1560 contre la Luserne : même référence.

    108
  109. Guerre sainte, David et Goliath, mouvement non violent prenant les armes : même référence.

    109
  110. Secours des réformés dauphinois, six mois de résistance : même référence.

    110
  111. Accord de Cavour, 5 juin 1561, culte public, cantonnement montagnard : même référence.

    111
  112. Pâques vaudoises, avril 1655, Pianezza, Charles-Emmanuel II : « On the Late Massacre in Piedmont », art. cité.

    112
  113. Jean Léger, Histoire générale (Leyde, 1669) ; Relation véritable (1655) : « Mouvement vaudois », art. cité.

    113
  114. « Avenge, O Lord, thy slaughtered saints… », On the Late Massacre in Piedmont (1655) : « On the Late Massacre in Piedmont », art. cité.

    114
  115. Jeûne national, collecte, lettres de Milton, Morland à Turin : « The Sympathy of England » (A. Miller, Church History) ; « Cromwell, Protector of the Vaudois », art. cité.

    115
  116. Traité de Pignerol, août 1655, paix fragile : « The Vaudois of Piedmont » (Worsfold), chap. VIII.

    116
  117. Synthèse chiffrée d'après « Mouvement vaudois », Wikipedia, et la notice du Musée protestant, art. cité.

    117
  118. Révocation de 1685 étendue à la Savoie, exil suisse : « Waldensians », Wikipedia.

    118
  119. Janavel, Arnaud, Nyon, 17 août 1689, environ un millier : « Henri Arnaud », Britannica ; « Arnaud, Henri », 1911 Encyclopaedia Britannica.

    119
  120. Commission de colonel de Guillaume III, combats des Vaudois : « Arnaud, Henri », Cyclopedia (McClintock-Strong).

    120
  121. Patentes de Charles-Albert, 17 février 1848 : « Valdès », Wikipedia.

    121
  122. Fête annuelle du 17 février, feux de joie : tradition vaudoise rapportée par la presse italienne (festa della libertà).

    122
  123. Émigration au Rio de la Plata, Uruguay et Argentine : « Église vaudoise », Wikipedia.

    123
  124. Type calviniste, synode annuel, consistoires, Tavola Valdese à Torre Pellice : N. Weber, art. cité (organisation moderne) ; « Valdès », Wikipedia.

    124
  125. Quelque 25 000 membres, union méthodiste 1975, Conseil œcuménique, huit pour mille : « The Waldensians reject the Pope's demand for forgiveness », FSSPX News (chiffre) ; « Église évangélique vaudoise », art. cité.

    125
  126. Turin, 22 juin 2015, premier pape en un temple vaudois, pardon pour les « comportements non chrétiens, voire inhumains » : Reuters (P. Pullella) ; Radio Vatican, 22 juin 2015 ; Zenit, 22 juin 2015.

    126
  127. Accueil mesuré des Vaudois : presse œcuménique, juin 2015.

    127
  128. Purgatoire, serment, sacrements donatistes, prédication sans mission : dossier doctrinal, N. Weber, art. cité.

    128
  129. « Comment prêcher sans être envoyé ? » : Rm 10, 15, invoqué contre la prédication sans mission depuis Ad abolendam (1184).

    129
  130. Pauvreté prêchante dans l'obéissance, place dans l'Église : N. Weber, art. cité (Pauvres catholiques).

    130
  131. Valdès et François, quasi contemporains, deux renoncements, deux issues : « Valdès », Wikipedia (d'après E. Martin et G. Gonnet).

    131
  132. Différence Valdès-François résumée d'après G. Gonnet, tel que cité in « Valdès », Wikipedia (paraphrase attribuée : ouvrage et page exacts non vérifiés).

    132
  133. Innocent III reçoit François en 1209 ; Valdès, lui, avait été éconduit dès 1179, sous Alexandre III : « Valdès », art. cité.

    133
  134. Mérindol, Pâques vaudoises, pardon de 2015 : dossier ci-dessus.

    134
  135. Vingt ans de parole avant l'épée — Guichard, Rome, Pamiers, Dominique : N. Weber, art. cité ; voir l'article Les Albigeois (XIIe-XIIIe siècle).

    135
  136. Élan évangélique et erreurs rendant la rupture inévitable : lecture catholique du dossier, N. Weber, art. cité.

    136