Qu'est-ce que la sanctification ?

La sanctification est l'œuvre par laquelle Dieu rend l'homme saint, puis fait grandir cette sainteté toute la vie durant. À distinguer de la justification (le seuil) et de la grâce sanctifiante (le don), elle est offerte à tous les baptisés et se mesure à la charité, jusqu'à la divinisation.

Ignispedia

Quand l'Église dit qu'un chrétien est appelé à la sanctification, elle ne parle pas d'abord d'un effort moral ni d'une réussite spirituelle réservée à une élite. Elle affirme quelque chose de plus grand et de plus paisible : que Dieu lui-même a entrepris de nous rendre saints, et que cette œuvre, commencée au Baptême, doit grandir jour après jour jusqu'à la vision face à face. La sanctification n'est pas un supplément de dévotion ajouté à la vie chrétienne : elle est la vie chrétienne saisie dans son mouvement, l'histoire de Dieu qui transforme peu à peu une âme à l'image de son Fils[1].

Le mot inquiète parfois. « Se sanctifier » sonne comme une prétention, ou comme une montagne infranchissable. C'est un malentendu. La sanctification est d'abord un don avant d'être une tâche : c'est Dieu qui sanctifie, et l'homme qui se laisse sanctifier en y coopérant. Saint Paul le résume dans une phrase que la tradition n'a cessé de méditer : « La volonté de Dieu, c'est votre sanctification »[2]. Ce n'est donc pas une ambition démesurée : c'est le projet même de Dieu sur chaque baptisé.

Cet article répond à la question dans son angle le plus simple — qu'est-ce que la sanctification ? — en évitant deux confusions fréquentes. La sanctification n'est pas la justification, ce premier instant où le pécheur est rendu juste et fait enfant de Dieu ; elle en est le prolongement, la justice reçue qui grandit dans la durée. Elle n'est pas non plus la grâce sanctifiante elle-même, ce don habituel déposé dans l'âme ; elle est l'œuvre qui communique ce don, le développe et l'achève. Comprendre la sanctification, c'est donc comprendre comment le salut déjà reçu travaille l'âme du dedans, jusqu'à ce que « le Christ soit formé en vous » (Ga 4, 19).

Qu'est-ce que la sanctification ? Le mot et la chose

Rendre saint : séparer pour Dieu

Le mot sanctification vient du latin sanctus facere, « rendre saint ». Dans la Bible, être saint (hébreu qadoš, grec hagios), ce n'est pas d'abord être irréprochable au sens moral : c'est être mis à part, séparé du profane pour appartenir à Dieu. Dieu seul est saint par nature — « Saint, saint, saint, le Seigneur, Dieu de l'univers » (Is 6, 3) —, et tout ce qu'il touche devient saint par participation : un lieu, un jour, un peuple, un homme. Sanctifier quelqu'un, c'est donc l'arracher au domaine du péché et de la mort pour le faire entrer dans le domaine de Dieu, dans sa vie et sa lumière[3].

La sanctification n'est donc pas d'abord une amélioration de soi obtenue par volontarisme, mais un transfert de propriété : « Vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes… vous avez été rachetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps » (1 Co 6, 19-20). Le saint est celui qui appartient de plus en plus totalement à celui qui l'a acheté.

La définition catholique : l'œuvre de Dieu qui nous rend saints

Le Catéchisme n'isole pas la sanctification dans un chapitre à part : il la range à l'intérieur de la grâce de la justification, comme sa dimension de croissance. « La justification comporte […] la sanctification et le renouvellement de l'homme intérieur »[4], enseigne-t-il en citant le Concile de Trente. Autrement dit, dans l'acte où Dieu nous rend justes, il ne nous déclare pas seulement innocents de l'extérieur : il nous transforme réellement du dedans, et cette transformation intérieure a un nom, la sanctification. Le même Catéchisme précise : « La grâce de l'Esprit Saint a le pouvoir de nous justifier, c'est-à-dire de nous laver de nos péchés et de nous communiquer "la justice de Dieu par la foi en Jésus Christ" et par le Baptême »[5] — et cette justice reçue est appelée à croître.

On peut donc définir la sanctification ainsi : l'action continue de Dieu qui, par son Esprit, sépare le baptisé du péché, l'unit au Christ et le rend progressivement saint, avec la libre coopération de l'homme, jusqu'à la perfection de la charité au Ciel. Elle a un commencement (le Baptême), un moteur (l'Esprit Saint), des canaux (les sacrements, la prière, la charité, la Croix), une loi (la croissance) et un terme (la divinisation dans la gloire).

Sanctification et grâce sanctifiante : l'œuvre et le don

Justification, grâce sanctifiante, sanctification : le seuil, le don et le chemin ne se confondent pas. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Il faut soigneusement distinguer la sanctification de la grâce sanctifiante, sans quoi on confond l'œuvre et l'instrument. La grâce sanctifiante est le don habituel, la vie divine déposée dans l'âme, l'état stable qui fait de nous des enfants de Dieu[6]. La sanctification est l'œuvre par laquelle Dieu communique ce don, l'augmente et le fait porter du fruit. La grâce sanctifiante est ce qui est reçu ; la sanctification est le mouvement de le recevoir et de le laisser grandir. L'une est le trésor, l'autre l'enrichissement.

Sanctification et justification : le seuil et le chemin

La distinction avec la justification est plus délicate, parce que la théologie catholique refuse de les séparer aussi radicalement que le fait une certaine théologie protestante. Pour le catholique, justification et sanctification ne sont pas deux réalités juxtaposées — une justice « imputée » de l'extérieur d'un côté, une sainteté intérieure de l'autre — mais un seul et même don saisi à deux moments. La justification est l'instant où le pécheur passe « de l'état de péché à l'état de grâce »[7] ; la sanctification est la durée où cette grâce reçue croît et transforme. Le Concile de Trente a fixé cette continuité : la justice reçue « s'accroît » par l'observation des commandements et les bonnes œuvres, et le justifié est « davantage justifié »[8].

C'est pourquoi, dans la vie concrète, on ne peut pas dire « je suis justifié, la sanctification viendra plus tard » comme si l'une pouvait exister sans l'autre. Recevoir la justice de Dieu, c'est déjà entrer dans un mouvement de sanctification ; refuser de se laisser sanctifier, c'est étouffer la justice reçue. Le tableau suivant résume ces distinctions sans les opposer.

TermeCe qu'il désigneMomentImage
JustificationÊtre rendu juste, passer du péché à la grâceLe seuil, l'entréeLa porte franchie
Grâce sanctifianteLa vie divine reçue et habituelleLe don permanentLe trésor déposé
SanctificationL'œuvre qui rend saint et fait croître la grâceToute la vieLe chemin gravi
SalutÊtre définitivement sauvé, uni à DieuLa fin, le CielLe sommet atteint

« La volonté de Dieu, c'est votre sanctification »

« Soyez saints, car je suis saint »

La sanctification n'est pas une invention de la piété tardive : elle traverse toute l'Écriture. Dès le Lévitique, Dieu fixe à son peuple un but qui semble hors de portée : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lv 19, 2 ; cf. Lv 11, 44). Ce commandement paraît écrasant — comment un homme pourrait-il être saint « comme » Dieu ? —, mais il révèle la logique de toute l'histoire sainte : Dieu ne demande pas seulement l'obéissance, il veut communiquer sa propre sainteté. Saint Pierre reprend l'appel et l'universalise à toute l'Église :

L'appel biblique à la sainteté traverse toute l'Écriture, de Lévitique à l'épître aux Hébreux. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

« Comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi devenez saints dans toute votre conduite, puisqu'il est écrit : Vous serez saints, car moi, je suis saint. » — Première lettre de saint Pierre 1, 15-16[9]

La sanctification, volonté explicite de Dieu

Le Nouveau Testament fait de la sanctification l'objet même de la volonté de Dieu sur nous. Saint Paul, écrivant aux Thessaloniciens, ne laisse aucune ambiguïté :

« La volonté de Dieu, c'est votre sanctification. » — Première lettre aux Thessaloniciens 4, 3[10]

La phrase est capitale. Beaucoup cherchent anxieusement « la volonté de Dieu » sur leur vie — quel métier, quel état, quelle décision. Or Paul répond d'avance : ce que Dieu veut, avant tout choix particulier, c'est que nous devenions saints. Toute vocation particulière n'est qu'une manière concrète d'accomplir cette volonté première[11]. Et il ajoute que c'est Dieu qui l'accomplit en nous : « Que le Dieu de la paix vous sanctifie tout entiers, et que votre être entier, l'esprit, l'âme et le corps, soit gardé sans reproche » (1 Th 5, 23) — la sanctification est demandée à Dieu comme un don, non arrachée par le seul effort.

« Sans la sanctification, nul ne verra le Seigneur »

L'épître aux Hébreux donne à cette œuvre une gravité décisive : elle conditionne la vision de Dieu.

« Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur. » — Lettre aux Hébreux 12, 14[12]

Ce verset écarte deux erreurs symétriques. Contre le laxisme, il rappelle qu'on n'entre pas au Ciel « comme on est » : « rien de souillé n'y entrera » (Ap 21, 27), et ce qui reste imparfait au moment de la mort doit être purifié — c'est le sens du purgatoire. Contre le désespoir, il rappelle que cette sainteté n'est pas notre exploit mais l'œuvre de la grâce à laquelle il suffit de consentir. La sanctification n'est donc pas facultative : elle est le vêtement de noces sans lequel on ne peut s'asseoir à la table du Roi (Mt 22, 11-13).

Le Christ se sanctifie lui-même pour nous

La source de toute notre sanctification est le Christ. À la veille de sa Passion, il prie ainsi pour ses disciples :

« Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. […] Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. » — Évangile selon saint Jean 17, 17-19[13]

« Je me sanctifie » : dans la bouche du Fils sans péché, cela ne peut pas signifier « je me purifie ». Cela veut dire « je me consacre, je m'offre en sacrifice ». La sanctification des disciples jaillit donc de l'oblation du Christ : c'est parce qu'il se livre sur la Croix que nous pouvons être sanctifiés. « C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, grâce à l'offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes » (He 10, 10). Toute sainteté chrétienne est participation à cette unique consécration.

L'Esprit Saint, le Sanctificateur

Le nom propre de l'Esprit

El Greco, La Pentecôte (vers 1600), musée du Prado : l'Esprit Saint, Sanctificateur de l'Église. Image : Wikimedia Commons, domaine public.

Si le Christ est la source, l'Esprit Saint est l'ouvrier qui applique à chaque âme le fruit de la Croix. La tradition lui donne le titre de Sanctificateur : c'est lui qui, dans le Symbole, est confessé comme « Seigneur et qui donne la vie », celui qui achève dans les cœurs l'œuvre du Fils. Le mot même de « saint » entre dans son nom : il est l'Esprit Saint, et il communique la sainteté. « L'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5) : cet amour infusé est le principe intérieur de toute sanctification[14].

Une œuvre de toute la Trinité

La sanctification n'est pourtant pas l'œuvre de l'Esprit seul, comme s'il agissait à part : elle est l'œuvre commune des trois Personnes, selon l'axiome théologique « les œuvres de la Trinité au-dehors sont indivises ». Le Père est la source qui appelle et sanctifie (« Que le Dieu de la paix vous sanctifie », 1 Th 5, 23) ; le Fils est le modèle et le canal (« je me sanctifie moi-même pour eux », Jn 17, 19) ; l'Esprit est le don intérieur qui achève l'œuvre (« sanctifiés par l'Esprit », 2 Th 2, 13). Se sanctifier, c'est donc être introduit dans la vie même de la Trinité, jusqu'à ce que le Père et le Fils fassent « leur demeure » dans l'âme (Jn 14, 23).

L'appel universel à la sainteté

Un appel adressé à tous les baptisés

Longtemps, une idée fausse a rôdé : la sainteté serait affaire de moines, de religieuses, de mystiques — une voie « extraordinaire » réservée à quelques spécialistes, tandis que le commun des chrétiens se contenterait d'une honnête médiocrité. Le Concile Vatican II a solennellement brisé cette division en consacrant un chapitre entier de Lumen gentium à l'appel universel à la sainteté. Sa formule est devenue l'une des phrases les plus citées du Concile :

« Tous les fidèles du Christ, de quelque état ou rang, sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité. » — Concile Vatican II, Lumen gentium, § 40[15]

L'appel universel à la sainteté ne vise pas quelques spécialistes : chaque état de vie devient une route vers la même perfection de la charité. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Le Catéchisme reprend mot pour mot cette affirmation[16][17] et en tire la conséquence : la sainteté n'est pas un but réservé, mais « la mesure élevée de la vie chrétienne ordinaire », selon l'expression que saint Jean-Paul II placera au cœur du troisième millénaire[18]. Se contenter d'une vie chrétienne médiocre, écrit-il, « serait en contradiction » avec le Baptême reçu.

La rupture avec l'idée d'une sainteté « pour spécialistes »

Cette doctrine a une portée pastorale immense. Elle signifie que la caissière, l'étudiant, la mère de famille, l'ouvrier, le retraité sont appelés exactement à la même sainteté que le grand mystique — non à une sainteté « au rabais ». La différence n'est pas de degré d'exigence, mais de chemin : chacun se sanctifie dans et par son état de vie, non malgré lui. La sainteté ne consiste pas à faire des choses extraordinaires, mais à faire les choses ordinaires avec un amour extraordinaire — c'est toute l'intuition de la petite voie de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, pour qui « ramasser une épingle par amour peut convertir une âme »[19].

La sainteté selon l'état de vie

Bien avant le Concile, saint François de Sales avait combattu, dans l'Introduction à la vie dévote, l'illusion d'une dévotion réservée aux cloîtres :

« C'est une erreur, ains une hérésie, de vouloir bannir la vie dévote de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés. […] En quelque lieu que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite. » — Saint François de Sales, Introduction à la vie dévote, Iʳᵉ partie, ch. 3[20]

La sanctification épouse donc les états de vie sans les niveler : le soldat se sanctifie par le courage et la justice, l'artisan par la loyauté du travail, l'époux par la fidélité, le malade par la patience offerte. Aucun état honnête n'est un obstacle à la sainteté ; chacun en est la matière propre.

Comment la sanctification se réalise

D'abord un don : Dieu agit le premier

La grande loi de la sanctification est qu'elle est d'abord l'œuvre de Dieu, et seulement ensuite la nôtre. Nous ne nous sanctifions pas nous-mêmes par un effort qui arracherait la sainteté à Dieu : nous consentons à une œuvre qu'il commence, soutient et achève. C'est ce que le Catéchisme nomme le paradoxe de la grâce : « La préparation de l'homme à l'accueil de la grâce est déjà une œuvre de la grâce »[21]. Saint Augustin le disait d'un mot fameux : « Celui qui t'a fait sans toi ne te justifie pas sans toi »[22] — la première moitié rappelle la priorité de Dieu, la seconde la nécessité de notre libre coopération.

Ensuite une coopération : « travaillez à votre salut »

Car la sanctification n'écrase pas la liberté : elle l'appelle et l'élève. Saint Paul tient ensemble les deux vérités dans une seule phrase, sans les opposer :

« Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement ; car c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son dessein bienveillant. » — Lettre aux Philippiens 2, 12-13[23]

Les canaux ordinaires de la sanctification : sacrements, prière, Parole de Dieu, charité et Croix acceptée. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

« Travaillez » : il y a une part réelle qui nous revient. « Car c'est Dieu qui produit en vous » : mais cette part elle-même est portée par la grâce. La sanctification est donc une œuvre à la fois de Dieu et de l'homme, mais dans un ordre : Dieu premier, l'homme répondant. Toute la spiritualité catholique tient dans ce juste équilibre — ni salut par les seules œuvres (pélagianisme), ni grâce qui dispenserait de tout effort (quiétisme).

Les moyens ordinaires de la sanctification

Dieu a lié la croissance de la sainteté à des canaux ordinaires. Les mépriser en attendant une sanctification « directe » et sensible est une illusion ; les fréquenter avec foi est le chemin sûr que les saints ont tous parcouru.

Les sacrements, sources de la sanctification

Les sacrements sont les « chefs-d'œuvre de Dieu » dans lesquels la sainteté du Christ nous est communiquée. Le Baptême la donne en germe ; la Confirmation l'affermit ; l'Eucharistie, « source et sommet » de la vie chrétienne, en est l'aliment quotidien, car « celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jn 6, 56) ; la Pénitence la restaure quand le péché l'a blessée ou tuée. Sans cette vie sacramentelle, la sanctification est privée de sa sève ordinaire.

La prière et l'écoute de la Parole

« Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité » (Jn 17, 17) : la Parole de Dieu, méditée et priée, est un instrument de sanctification. La prière, elle, est la respiration de l'âme sanctifiée : c'est dans l'oraison que l'Esprit travaille en profondeur, purifie les intentions et unit peu à peu la volonté humaine à celle de Dieu. On ne se sanctifie pas sans prier, parce qu'on ne grandit pas dans une amitié sans lui parler.

La charité, forme et mesure de la sainteté

Le cœur de la sanctification n'est ni les austérités, ni les phénomènes extraordinaires, ni même les vertus prises isolément : c'est la charité. Saint Thomas d'Aquin l'établit avec netteté : « La perfection de la vie chrétienne consiste essentiellement dans la charité »[24]. On est saint dans la mesure exacte où l'on aime Dieu et le prochain ; les autres vertus ne sont saintes que vivifiées par elle. C'est pourquoi Lumen gentium définit le but comme « la perfection de la charité », et non comme une performance ascétique. Les vertus par lesquelles cette charité grandit font l'objet d'articles propres — la foi, l'espérance, la charité, l'humilité — vers lesquels on renvoie.

La croix et l'épreuve

Enfin, il n'existe pas de sanctification sans participation à la Croix. Le Catéchisme le dit sans détour : « Le chemin de la perfection passe par la Croix. Il n'y a pas de sainteté sans renoncement et sans combat spirituel »[25]. L'épreuve acceptée, la souffrance offerte, la patience dans la contradiction sont le creuset où l'or de la charité se purifie. C'est ce que sainte Thérèse d'Avila et saint Jean de la Croix appelleront les « nuits » purificatrices — non un malheur, mais la main de Dieu qui polit la pierre pour l'ajuster à l'édifice.

La sanctification est une croissance

On peut toujours grandir

Contrairement à la justification, qui est reçue en un instant, la sanctification est progressive : elle admet des degrés et n'a pas de terme sur cette terre. Le Concile de Trente a défini contre les Réformateurs que la justice reçue n'est pas figée mais qu'elle augmente :

« Ayant été ainsi justifiés […] ils croissent par les bonnes œuvres […] et sont davantage justifiés. » — Concile de Trente, session VI, Décret sur la justification, ch. 10[26]

Les trois âges de la vie spirituelle décrivent la sanctification comme une croissance : purification, illumination, union. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Cette doctrine a une conséquence libératrice : quel que soit le point où l'on se trouve, on peut toujours « devenir plus saint ». Il n'y a pas de plafond. Un vieux chrétien fervent peut encore grandir ; un converti d'hier est déjà en marche. La sainteté n'est jamais un acquis à conserver, mais un mouvement à poursuivre.

Les trois âges de la vie spirituelle

La tradition spirituelle a repéré dans cette croissance trois grandes étapes, non des cases étanches mais des dominantes successives :

ÉtapeDominanteCombat principalGrâce recherchée
Voie purgativeRompre avec le péchéSe détacher du péché mortel puis vénielLa conversion, la contrition
Voie illuminativeCroître dans les vertusPurifier les intentions, imiter le ChristLa croissance de la charité
Voie unitiveS'unir à DieuSe laisser transformer, mourir à soiL'union habituelle à Dieu

Ces trois voies décrivent le même chemin vu à des altitudes différentes : d'abord se déprendre du mal, puis se remplir du bien, enfin ne plus vivre que de Dieu. Le débutant ne doit pas viser directement le sommet ; le sommet ne doit pas oublier qu'il fut débutant.

La perfection consiste dans la charité, non dans les phénomènes

Un point mérite d'être souligné contre une tentation récurrente : mesurer sa sanctification à des critères faux. Ni les consolations sensibles, ni les visions, ni les austérités spectaculaires ne sont la mesure de la sainteté. « Quand je distribuerais tous mes biens… si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien » (1 Co 13, 3). Le degré de sainteté d'une âme se mesure à son degré de charité — c'est-à-dire à la profondeur de son amour de Dieu et de son don au prochain. Beaucoup de saints canonisés n'ont eu aucune expérience extraordinaire ; aucun n'a manqué de charité.

Le but de la sanctification : la divinisation

« Participants de la nature divine »

Où mène ce chemin ? À un terme si haut que la raison seule ne l'aurait jamais osé : la divinisation. La sanctification ne vise pas seulement à faire de nous de meilleurs hommes, mais à nous faire « participer à la nature divine » :

« Par sa divine puissance, il nous a fait don de tout ce qui concerne la vie et la piété […] pour que vous deveniez ainsi participants de la nature divine. » — Deuxième lettre de saint Pierre 1, 3-4[27]

Les Pères grecs ont appelé cette réalité la theosis, la « déification ». Il ne s'agit évidemment pas de devenir Dieu par nature — l'abîme entre le Créateur et la créature demeure —, mais de recevoir en partage, par grâce, la vie même de Dieu, au point que la tradition n'a pas craint la formule audacieuse de saint Athanase :

La divinisation : Dieu se fait homme pour que l'homme participe à la vie divine par grâce. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

« Le Verbe de Dieu s'est fait homme afin que nous soyons faits Dieu. » — Saint Athanase d'Alexandrie, Sur l'Incarnation du Verbe, 54[28]

La sainteté achevée : la vision de Dieu

Le Catéchisme reprend cette audace comme le cœur du dessein de Dieu : « Le Fils de Dieu s'est fait homme pour nous faire Dieu »[29], et « Dieu appelle l'homme […] à devenir participant de sa nature divine »[30]. La sanctification n'est donc que la face terrestre d'une réalité qui s'achèvera au Ciel dans la vision béatifique : « Nous lui serons semblables parce que nous le verrons tel qu'il est » (1 Jn 3, 2). La sainteté commencée au Baptême est le germe de la gloire ; le Ciel n'est que la sanctification arrivée à sa plénitude, quand la charité, débarrassée de tout obstacle, verra Dieu face à face.

Le sommet de la sanctification : vivre dans la Divine Volonté

De faire la volonté de Dieu à vivre en elle

Les degrés d'union à la volonté de Dieu : soumission, conformité, union, puis vie dans la Divine Volonté. Infographie originale Ignispedia créée par IA.

Il existe, au terme de ce chemin, un sommet que la spiritualité chère à Ignispedia met particulièrement en lumière : le passage de faire la volonté de Dieu à vivre dans la Divine Volonté. Tant que l'âme obéit à Dieu comme à une loi extérieure, elle demeure une servante fidèle ; mais lorsque sa volonté, entièrement remise, se laisse mouvoir de l'intérieur par la volonté divine, elle entre dans le mode de vie même du Ciel, « que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Mt 6, 10) devenant sa respiration continuelle. C'est l'aboutissement de toute sanctification : non plus seulement l'union morale des volontés, mais l'unité de vie.

La « sainteté des saintetés »

Cette forme éminente de sainteté est annoncée dans une révélation privée — ce que Jésus a dit à la Servante de Dieu Luisa Piccarreta —, à distinguer de l'enseignement du magistère : Jésus l'appelle la « sainteté des saintetés »[31]. Par « Fiat sanctificateur », on entend le troisième Fiat, c'est-à-dire l'acte par lequel Dieu rend à l'homme la vie dans sa Volonté, comme Adam la vivait avant la chute ; par « sainteté des saintetés », on entend cette sainteté originelle ainsi retrouvée, la plus haute parce qu'elle fait vivre l'âme de la vie même de Dieu. Ce n'est donc pas une sainteté « de plus » à côté des autres, mais le rétablissement de l'âme dans la sainteté originelle voulue par Dieu à l'Éden, que la seule Rédemption n'avait pas encore pleinement rendue. C'est l'objet propre des dossiers Ignispedia consacrés au Fiat sanctificateur et à la Divine Volonté, vers lesquels on renvoie pour l'approfondir. Retenons ici l'essentiel : la sanctification, commencée au Baptême, ne connaît pas de plafond ; elle appelle l'âme, si elle le veut, jusqu'à cette union transformante où « ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20).

Objections et malentendus fréquents

« La sainteté n'est pas pour moi »

C'est le malentendu le plus répandu, et le plus contraire à l'Évangile. Il confond sainteté et perfection déjà atteinte, alors que la sainteté est un chemin, non un état de départ. Les saints ne sont pas des hommes sans faiblesses : ce sont des pécheurs qui n'ont jamais cessé de se relever et de laisser Dieu travailler en eux. « Un juste tombe sept fois, et il se relève » (Pr 24, 16). Dire « ce n'est pas pour moi », c'est refuser à Dieu la volonté qu'il a exprimée : « votre sanctification » (1 Th 4, 3). La vraie question n'est jamais « suis-je capable ? » mais « est-ce que je le laisse faire ? ».

« Se sanctifier, n'est-ce pas de l'orgueil ? »

On objecte parfois qu'aspirer à la sainteté serait présomptueux. C'est l'inverse : le refus de se sanctifier, sous couvert d'humilité, est souvent une paresse ou une peur déguisée. La sanctification n'est pas un projet d'auto-glorification, mais un consentement à laisser Dieu agir — donc un acte d'humilité profonde. Le saint ne se regarde pas devenir saint ; il regarde Dieu et se laisse transformer. « Ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé, c'est celui que le Seigneur recommande » (2 Co 10, 18).

« La grâce suffit : pourquoi tant d'efforts ? »

À l'opposé, certains concluent que, puisque tout est grâce, l'effort serait inutile — vieille tentation quiétiste. Mais l'Écriture tient les deux bouts : « travaillez à votre salut… car c'est Dieu qui produit en vous » (Ph 2, 12-13). La grâce n'annule pas notre coopération : elle la rend possible et la porte. Attendre passivement une sainteté sans combat, c'est enterrer le talent reçu (Mt 25, 24-30). La sanctification est reçue et travaillée, dans cet ordre indissociable.

Sanctification et péché : le combat des saints

Enfin, on s'étonne que des saints aient connu des chutes, des ténèbres, de longues luttes. C'est au contraire la marque de l'authenticité : « Il n'y a pas de sainteté sans renoncement et sans combat spirituel »[32]. Tant que dure cette vie, la sanctification est militante ; la concupiscence subsiste même chez le baptisé, non comme un péché mais comme un champ de combat. La différence entre le saint et l'autre n'est pas l'absence de tentation, mais la fidélité à se relever et à recommencer, « oubliant ce qui est en arrière, tendu vers ce qui est en avant » (Ph 3, 13).

Ce que la sanctification n'est pas

Pour finir, il est utile de nommer les contrefaçons qui menacent aujourd'hui l'idée de sanctification, souvent en la vidant de la grâce pour la ramener à un effort purement humain.

ContrefaçonCe qu'elle prétendCe qui lui manque
MoralismeDevenir irréprochable par ses seules forcesLa grâce première : c'est Dieu qui sanctifie
PerfectionnismeNe jamais tomber, s'exiger la perfectionLa miséricorde et l'humilité du pécheur relevé
Développement personnelS'améliorer, s'épanouir, « devenir soi »Dieu comme but : la sanctification unit à lui, pas à soi
Extraordinaire recherchéMesurer la sainteté aux visions et prodigesLa charité, seule vraie mesure de la sainteté

La sanctification authentique se reconnaît à ceci : elle descend de Dieu avant de monter de l'homme, elle a la charité pour cœur, l'humilité pour racine, et Dieu lui-même — non un moi accompli — pour terme. Elle n'est ni un rêve réservé aux mystiques, ni un effort crispé sur soi, mais la réponse tranquille et généreuse à la plus belle des volontés de Dieu : « Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification. »

Pour aller plus loin

Notes et références

  1. Catéchisme de l'Église catholique, § 1995 : « La justification comporte la sanctification de tout l'être » ; « L'Esprit Saint est le "maître intérieur" de la vie selon le Christ. » La sanctification y est présentée comme la dimension de croissance de la justification (cf. Rm 6, 19.22).

    1
  2. Première lettre aux Thessaloniciens 4, 3 (traduction liturgique officielle AELF) : « Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification. » Traditionnellement rendu « La volonté de Dieu, c'est votre sanctification. » Texte grec : τοῦτο γάρ ἐστιν θέλημα τοῦ Θεοῦ, ὁ ἁγιασμὸς ὑμῶν.

    2 10
  3. Catéchisme de l'Église catholique, § 2013, citant Lumen gentium § 40 : « Tous les fidèles, de quelque état ou rang, sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité. […] Tous les fidèles sont donc invités et tenus de rechercher la sainteté. »

    3 11 16
  4. Catéchisme de l'Église catholique, § 1989, citant le Concile de Trente (session VI, décret sur la justification, ch. 7 ; DS 1528) : « La justification n'est pas seulement rémission des péchés, mais aussi sanctification et rénovation de l'homme intérieur. »

    4
  5. Catéchisme de l'Église catholique, § 1987 : « La grâce de l'Esprit Saint a le pouvoir de nous justifier, c'est-à-dire de nous laver de nos péchés et de nous communiquer "la justice de Dieu par la foi en Jésus Christ" (Rm 3, 22) et par le Baptême. »

    5
  6. Catéchisme de l'Église catholique, § 2000 : « La grâce sanctifiante est un don habituel, une disposition stable et surnaturelle perfectionnant l'âme même pour la rendre capable de vivre avec Dieu, d'agir par son amour. » Distinguée de la grâce actuelle, secours ponctuel.

    6
  7. Catéchisme de l'Église catholique, § 1990 : « La justification établit la collaboration entre la grâce de Dieu et la liberté de l'homme. […] Elle comporte la rémission des péchés, la sanctification et la rénovation de l'homme intérieur. » Le passage « de l'état de péché à l'état de grâce » (cf. § 1989) désigne l'instant de la justification.

    7
  8. Concile de Trente, session VI (13 janvier 1547), Décret sur la justification, ch. 10, De accepti iustitiæ incremento (« De l'accroissement de la justice reçue » ; DS 1535) : les justifiés « croissant de vertu en vertu […] sont davantage justifiés » (magis iustificantur). Confirmé par le canon 24 (DS 1574) contre l'idée que la justice reçue ne s'accroît pas par les bonnes œuvres.

    8 26
  9. Première lettre de saint Pierre 1, 15-16 (traduction liturgique officielle AELF) : « Comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi devenez saints dans toute votre conduite, puisqu'il est écrit : Vous serez saints, car moi, je suis saint. » Citation de Lévitique 11, 44 et 19, 2.

    9
  10. Lettre aux Hébreux 12, 14 (traduction liturgique officielle AELF) : « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification (grec ἁγιασμός) sans laquelle personne ne verra le Seigneur. »

    12
  11. Évangile selon saint Jean 17, 17-19 (traduction liturgique officielle AELF), prière sacerdotale du Christ : « Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. […] Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. » Le verbe ἁγιάζω signifie ici « consacrer, offrir en sacrifice ».

    13
  12. Catéchisme de l'Église catholique, § 2003 et § 733-736 : l'Esprit Saint, « don de Dieu », est le principe intérieur de la sanctification ; « l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5).

    14
  13. Concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen gentium (21 novembre 1964), ch. V, § 40 : « Tous les fidèles du Christ, de quelque état ou rang, sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité. » Le chapitre V est intitulé « L'appel universel à la sainteté dans l'Église ».

    15
  14. Catéchisme de l'Église catholique, § 2028 (résumé En bref) : « L'appel à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité s'adresse à tous ceux qui croient au Christ » (citant Lumen gentium, § 40) ; « La perfection chrétienne n'a qu'une limite, celle de n'en avoir aucune » (saint Grégoire de Nysse, Vie de Moïse).

    17
  15. Saint Jean-Paul II, lettre apostolique Novo millennio ineunte (6 janvier 2001), § 30-31 : la sainteté est « la mesure élevée de la vie chrétienne ordinaire » ; « il serait absurde de se contenter d'une vie médiocre, vécue sous le signe d'une éthique minimaliste. » Texte intégral sur Vatican.va.

    18
  16. Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, lettre à sa sœur Céline, 22 mai 1894 (LT 165) : « Tout est si grand en religion... ramasser une épingle par amour peut convertir une âme. Quel mystère !... »

    19
  17. Saint François de Sales (1567-1622), Introduction à la vie dévote (1609), Iʳᵉ partie, ch. 3 (« Que la dévotion est convenable à toutes sortes de vocations et professions ») : « C'est une erreur, ains une hérésie, de vouloir bannir la vie dévote de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés. » Édition critique : Œuvres, éd. d'Annecy, t. III.

    20
  18. Catéchisme de l'Église catholique, § 2001, citant saint Augustin (De gratia et libero arbitrio, 17) : « La préparation de l'homme à l'accueil de la grâce est déjà une œuvre de la grâce. »

    21
  19. Saint Augustin, Sermon 169, 11, 13 (PL 38, 923) : « Qui ergo fecit te sine te, non te iustificat sine te » — « Celui qui t'a fait sans toi ne te justifie pas sans toi. » Cité au CEC § 1847.

    22
  20. Lettre aux Philippiens 2, 12-13 (traduction liturgique officielle AELF) : « Mettez en œuvre votre salut avec crainte et tremblement. Car c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant. »

    23
  21. Saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, II-II, q. 184, a. 1 : « La perfection de la vie chrétienne consiste essentiellement (essentialiter) dans la charité — principalement dans l'amour de Dieu, secondairement dans l'amour du prochain. » Les vertus et conseils ne sont que des moyens ordonnés à cette charité.

    24
  22. Catéchisme de l'Église catholique, § 2015 : « Le chemin de la perfection passe par la Croix. Il n'y a pas de sainteté sans renoncement et sans combat spirituel. Le progrès spirituel implique l'ascèse et la mortification. »

    25 32
  23. Deuxième lettre de saint Pierre 1, 3-4 (traduction liturgique officielle AELF) : « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui concerne la vie et la piété […] pour que vous deveniez ainsi participants de la nature divine (θείας κοινωνοὶ φύσεως). » Fondement scripturaire de la theosis.

    27
  24. Saint Athanase d'Alexandrie (v. 296-373), De incarnatione Verbi, 54, 3 : « Αὐτὸς γὰρ ἐνηνθρώπησεν, ἵνα ἡμεῖς θεοποιηθῶμεν » — « Il s'est fait homme afin que nous soyons faits Dieu. » Repris par saint Irénée (Adversus haereses, V, préface) et cité au CEC § 460.

    28
  25. Catéchisme de l'Église catholique, § 460, citant saint Irénée, saint Athanase et saint Thomas d'Aquin : « Le Fils de Dieu s'est fait homme pour nous faire Dieu. […] Le Fils unique de Dieu, voulant nous faire participer à sa divinité, a assumé notre nature. »

    29
  26. Catéchisme de l'Église catholique, § 1988, citant saint Athanase : « Par la puissance de l'Esprit Saint, nous participons à la Passion du Christ en mourant au péché, et à sa Résurrection en naissant à une vie nouvelle ; nous sommes les membres de son Corps […] les branches greffées sur la vigne qu'il est lui-même. » Dieu appelle l'homme à « devenir participant de la nature divine ».

    30
  27. Jésus à Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel, tome 11, 15 mars 1912 : « Ma fille, la Vie dans ma Volonté est la Sainteté des Saintetés. » (édition française, trad. Guy Harvey, Lumen Luminis).

    31